vendredi 15 juin 2012

Choisis ton côté

Voici une vidéo du printemps érable québécois monté par la cinéaste parisienne Laure Kalangel
La bande sonore a été crée par Éric McComber qui a fait appel à de nombreux collaborateurs.
J'y apporte ma contribution vocale.

Choisis ton côté


Bravo à tous !

Venceremos !

Le 22 mai, répondant à l'appel de la cinéaste parisienne Laure Kalangel, un collectif international de musiciens et d'auteurs se forme et se lance dans l'écriture et l'enregistrement d'un morceau inspiré de Which Side Are You On de la syndicaliste états-unienne Florence Reese. 

Le Collectif prend position contre la loi 78 restreignant les droits humains au Québec et prend la défense des associations étudiantes et des mouvements sociaux visés par la déraison autoritaire du gouvernement de Jean Charest. 

Le morceau est offert gratuitement en téléchargement et peut être partagé en toute liberté.

www.choisitoncote.com


mardi 12 juin 2012

La nazie du jour : Christine Saint-Pierre ministre consacrée de l'inculture .

Violence» et carré rouge: la ministre St-Pierre refuse de présenter des excuses :


Mme St-Pierre a expliqué que ses propos au sujet du carré rouge visaient à dénoncer les « scènes disgracieuses » des manifestations étudiantes rapportées par les médias.


À défaut de s'excuser, la ministre « doit partir », a plutôt soutenu l'opposition péquiste, accusant Mme St-Pierre d'avoir voulu brimer la liberté d'expression des artistes qui, comme le Parti québécois, ont massivement embrassé la cause étudiante.


Vendredi dernier, la ministre St-Pierre a critiqué le port du carré rouge après le refus du conteur Fred Pellerin d'être fait chevalier de l'Ordre national du Québec. Le jeune artiste a justifié son refus en invoquant, dans une lettre adressée l'Ordre national, « la crise sociale d'ampleur » qui secoue « notre démocratie ».


Déçue, la ministre de la Culture a reconnu le droit du conteur à porter le carré rouge, mais elle a ajouté que pour elle et son parti, ce symbole signifie « l'intimidation, la violence » et le « fait qu'on empêche de gens d'aller étudier ».


Ces propos ont provoqué la furie des députés péquistes qui portent tous le carré rouge en Chambre, à l'exception notable de leur collègue de Richelieu, Sylvain Simard.


Au cours de la période des questions aujourd'hui, le porte-parole du PQ en matière de culture, Maka Kotto, a condamné les commentaires « infâmes » de la ministre et exigé qu'elle fasse acte de contrition.


Par Martin Ouellet, Le Devoir

En voilà une autre qui monte au front pour prendre la relève de Courchesnes ?
Une prochaine candidate à la démission ?
La parité, ça avantages les femmes dans le gouvernement Charest ?

Moi je déclare Fred Pellerin, Héro national !

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Mais bien sûr, y'a aussi mine de rien...

Yalda Machouf-Khadir, la fille du député de Québec Solidaire Amyr Khadir, qui vient de sortir de prison après s'être fait arréter il y'a cinq jours. Elle est accusée d'avoir participer, entre autres, au saccage du bureau de l'ancienne ministre de l'éducation, Line Beauchamp. Scepticisme, quand tu nous tiens....




Lors de la perquisition, les policiers sont tombés sur un poster du groupe "Mise en demeure" où Khadir est représenté en révolutionnaire armé foulant le cadavre de Jean Charest.



Il va sans dire que c'est l'indignation dans les rangs des libéraux et que les chroniqueurs à gogo s'en donnent à coeur joie.

La ministre de l'inculture a déclaré : Y'a rien de drôle là-dedans !

Je suis d'accord, même si contrairement à la ministre , je trouve le tableau de fort bon goût, ne serait-ce que techniqument parlant...

 et ...

Contrairement à la minable réplique de Joseph Facal, dans le Journal de Morial, qui s'assaye à nous amuser avec  une caricature grossière du député intitulée "Le roi du monde". Mais celle-là fait bondir les lecteurs.


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Je me rappelle que Pierre Bourgault disait qu'à l'époque, Lévesque ne voulait pas d'une association entre le PQ et le  RIN car il préférait voir ce dernier faire la salle job pour lui. C'est la même stratégie qu'emploie Pauline Marois avec Khadir et QS. En passant, ça marchait pas la stratégie à Lévesque.

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Y'a ce vidéo de révolte en Grèce dont la bande sonore me fait frémir.  

Écoutez-moi ce tonnerre de Dieu qui provient de la foule...


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Y'a ce montage photos des manifencours de Montréal


Pas exhaustif mais pas loin.


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Y'a aussi...cet article sur la perversion sexuelle des manchots 

(J's'rai pas supposez de vous parler de ça pcq c'est un article dans la Gazette et que ça parle d'un groupe de pression issue de la communauté j***blip*** qui est scandalisés par le fait que les étudiants utilisent abondemment le salut na***blip*** pour narguer les policiers dans les manifs. Tout comme ils le font avec des slogans associant la SPVM au sigle de la célèbre organisation na***Blip***représentée par les deux lettres  ***blip***, ****blip***. Le représentant du B'n***blip*** a déclaré que c'était une insulte à la mémoire des victimes de l'holo***blip***" Moi je déclare que c'est cet imbécile que est une insulte à la mémoire des victimes de l'holo****blip****.)












Pour souffler un peu on peut aussi regarder ce magnifique vidéo de l'artiste Malcolm Sutherland.


Pi si non, on peut brailler avec l'Anarchopenda devant l'Hôtel du parlement de Québec.


Chaque camp a son branding. 
Y'en a un qui a la force de l'inertie et la tout-puissance de l'argent et des guns. 
L'autre a son carré rouge, son sentiment d'urgence, sa détermination et son imagination.

La game est tough.





dimanche 10 juin 2012

Lettre ouverte à Pierre Foglia


Montréal 11 juin 2012
Monsieur Pierre Foglia
Un jour, c’était le 9 décembre 1989, j’ai lu un de vos articles dans la Presse , à propos de la tuerie perpétrée cette semaine-là à la polytechnique par Marc Lépine contre quatorze jeunes femmes.
« C'est épouvantable. Mais ça n'a strictement rien à voir avec rien, [...] Des avions dans le ciel. Des fois il en tombe un. Il n'y a rien à faire. » Pierre Foglia, "Quel monstre ?", La Presse, 9 décembre 1989..
Je ne suis pas militant féministe. Je peux même dire que sur certains plans, je suis tout ce qu’il y’a de plus conformiste patriarcal. Mais cet angle, Monsieur Foglia, ce matin là, m’avait complètement interloqué. Pas besoin d’être sociologue, me semblait-il, pour comprendre, au premier abord, que cette histoire était très importante, qu’elle trahissait le profond désarroi d’une grande proportion d’hommes impuissants face à ce pouvoir qui lui échappait de plus en plus et que tout ça allait transformer la société québécoise de manière durable et pas pour le mieux. Aujourd’hui, il ne fait plus grands doutes que cette date historique correspond à la fin de la montée du mouvement féministe au Québec. Pourquoi cet angle, à ce moment précis où ça crève les yeux qu’il y’a un enjeu sociétal majeur me demandai-je ? Pourquoi ce déni ?


Depuis ce temps, je vous ai toujours détesté. Avec vos jugements à l’emporte-pièce, votre défense des valeurs de culture, de gauche et d’indépendantisme à l’intérieur de la grosse Presse. Votre rôle de fou du roi. Dans les dernières années, vos attaques soutenues envers les « théories du complot ». La seule fois où vous m’avez été sympathique, c’est lorsque je vous ai entendu dans un tête à tête d’une heure avec Pierre Falardeau à Radio-Cadenas. Cette fois-là, j’ai senti votre humilité sincère. Mais même là, vous nous seriniez votre admiration béate pour vos collègues Yves Boisvert et Vincent Marissal.
Je l'avoue. Je n’ai aucune sympathie envers vos amis. Oui, il sont moins pire que les autres. Non, moi non plus, je ne gagne pas ma vie toujours honorablement. Si je ne vaux pas mieux qu’eux, par contre, je ne passe pas ma vie à essayer de justifier l’injustifiable comme vous le faites dans votre dernier billet d’humeur intitulé Pro Domo où vous vous portez à la défense de « votre maison ».
Dans ce texte vous présentez votre équipe de journalistes comme d’honnêtes serviteurs du bien public, André Pratte comme un homme d’une gentillesse extrême et votre patron, Paul Desmarais comme un homme de cœur. Hum..Hum… Ce serait un euphémisme de dire que j’ai quelques réserves sur ce texte à commencer par ce ton condescendant que vous employez envers tous ces lecteurs qui se demandent pourquoi vous ne ruez pas dans les brancards contre la fameuse réception de votre patron dans son domaine de Sagard en 2008 et mise en ligne dernièrement sur le net. « Vous n’en avez rien à foutre de la culture » nous dites-vous. Bin non il n’y a que vous, Monsieur Foglia, qui vous y intéressiez réellement. 

Je ne m’étendrai pas sur l’ensemble de vos arguments pitoyables pour défendre votre journal, au moment où de nombreux citoyens se désabonnent de la Presse ou quittent les services de l’empire Québecor pour protester contre l’ensemble des basses œuvres des médias québécois, au moment où la répression policière atteint des sommets et où le délit d'opinion fait son entrée dans la jurisprudence. Je n’en retiendrai qu’un seul… la dernière ligne : « Ils (la famille Desmarais) font comme si c’était votre journal ».

Tout est dans le « comme si » Monsieur. 

Encore une fois, ce réflexe qui me revient... Pourquoi ce déni à ce moment précis ?


Pour tout dire, je n’y crois pas deux secondes à cette histoire de fausse liberté de presse Monsieur Foglia. Votre équipe de gauchiste de la Presse, ça ressemble plutôt à des poisson rouges qui s’agitent dans un bocal. Ça ne fait pas progresser les options que vous défendez une seule seconde. Je suis même convaincu que ce système est beaucoup plus redoutable pour faire adhérer volontairement le peuple à son propre esclavage que tous les systèmes totalitaires jamais inventés. Et qu’elle réside justement là, la raison pour laquelle des milliards de tôtons, comme vous dites, sont convaincus de vivre dans le meilleur système économique qui soit.

Finalement, devant la radicalisation du pouvoir à laquelle nous assistons actuellement, Monsieur Foglia, je considère que la seule posture acceptable pour vous et vos collègues de « gauche » de la Presse, c’est la grève générale ou la démission en bloc.

En attendant cette action d’éclat qui ne saurait tardée à être mise en place, j'en suis sûr, voici un autre son de cloche qui décrit très bien l’état d’esprit dans lequel je me trouve en lisant votre texte :



Oui, je sais, il n y’a rien là que vous ne sachiez déjà Monsieur Foglia. Mais parfois, il est bon de revenir à la base.

Enfin, il reste toujours l'option de pensez que vous sachiez exactement ce que vous faites en acceptant de jouer un rôle de paratonnere. Mais devant la gravité des enjeux, actuellement, je me permet d'exprimer l'avis que c'est là une posture extrêmement puérile.

Si non, la retraite à ce moment-ci de votre carrière me semble encore une sortie honorable.

Jean-François Thibaud