lundi 26 mars 2012

Nivellement par le bas

Moi je n'y comprends rien. Rien de rien. La philosophie , c'est bien compliqué pour moi. Mais malgré tout, parfois, y'a de ces intellectuels québécois qui sévissent au CÉGÉP et à l'université et qui, instantanément, quand je les lis, deviennent mes ennemis.

Celui-là s'apelle Jean Laberge. Il est sévit au CÉGEP du vieux-montréal.

Son artice est dans le Devoir de philo: Derek Parfit porterait le carré vert.

La gratuité scolaire pour tous nous conduirait au nivellement par le bas dirait le philosophe brittanique.

Si l'on me demande pourquoi je porte un carré vert, je réponds qu'au feu vert, on avance et qu'au rouge, on s'immobilise. Qui veut immobiliser le Québec? Les «anti-hausse» feraient-ils régresser la société québécoise? Selon nous, le philosophe britannique Derek Parfit (1942-) aurait tendance à le penser.

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Selon lui, les gens qui se disent égalitaristes ne sont souvent, en réalité, que prioritaristes, et à ses yeux, les étudiants contestataires ainsi que leurs supporteurs tomberaient dans cette catégorie. Cette distinction a son importance puisqu'elle les confronte à l'objection fatale du nivellement par le bas.

Pourquoi nous, au Québec, chérissons tant l'égalité? Nous croyons qu'il faut à tout prix rechercher l'égalité parce que l'iné-galité est mauvaise en soi; cela signifie par conséquent que l'égalité est bonne en soi. Si l'égalité est bonne en soi, c'est parce qu'elle améliore la société ou qu'elle rend les gens heureux.

Nous croyons par exemple que l'égalité économique est de loin préférable aux inégalités vertigineuses entre riches et pauvres, de sorte que c'est en soi une très mauvaise chose que des gens soient plus défavorisés que d'autres.

Supposons que les membres de la société puissent être (A) également favorisés ou (B) également défavorisés. Comme égalitariste, laquelle des deux situations préférerions-nous? Les deux sociétés étant «égalitaires», nous devrions logiquement choisir l'une et l'autre. Évidemment, nous préférons la société A à la société B.

Ici, ce qui importe, ce sont les conséquences néfastes et déplorables des inégalités. De sorte que la société A paraît de loin préférable à l'autre. Parfit qualifie de «conséquentialiste» la conception de l'égalité voulant que les conséquences bénéfiques pour la société dans son ensemble soient préférables à celles engendrées par les inégalités.

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Moi, j'aimerais savoir c'est quoi qui définit favorisé et défavorisé...

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La notion d'accessibilité aux études supérieures invoquée dans l'argumentaire des étudiants est typiquement prioritariste. À leurs yeux, il est urgent que les jeunes qui ne peuvent pas se payer comme les autres des études supérieures soient aidés — tout comme le second enfant du cas fictif précédent —, même si cela implique que d'autres seront désavantagés, tel le premier enfant.

Supposons que tous les étudiants soient également démunis. Aux yeux de ces étudiants prioritaristes, il demeurerait urgent de les aider, même si l'État n'a pas les sous pour le faire. Un prioritariste ne compare pas les personnes. Pour un prioritariste, comme le disait Nietzsche de façon mordante, «l'égalité consiste à trancher ce qui dépasse»

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Même si l'état n'a pas les sous pour le faire.....Euh... Prof de philo de mes deux...La question à débattre ne serait-elle pas justement là, eh, Ducon ?..50 % du fric réel bien à l'abri dans les paradis fiscaux. Et dans l'autre 50%, 49% dans les poches des bandits à cravate. Estie d'estie.D'où c'est que tu prends cette idée, cette prétendue vérité absolue que l'état n'a pas les moyens de financer l'éducation? Tu choisis tes combats vraiment !!! Bravo !

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D'après Parfit, le prioritarisme est confronté à l'objection sérieuse du «nivellement vers le bas» (Levelling Down Objection). Considérons un autre cas fictif. Les Parent, de la télésérie bien connue, vont acheter leurs cadeaux de Noël pour leurs trois fils. Ils avaient prévu dépenser 100 $ pour chacun. Arrivés au magasin, ils trouvent ce qui suit: pour chacun, une console de jeu vidéo de poche EnJeu à 100 $.

Cependant, au moment où ils se rendent aux caisses, le père, Louis-Paul, remarque une offre spéciale. À l'achat de deux des nouvelles consoles haut de gamme EnJeuPlus à 150 $ chacune, on offre une console EnJeu à 100 $ gratuite.

Pour la même somme, ils peuvent obtenir des articles ayant une grande valeur. Natalie, la mère, n'est pas d'accord. Elle trouve la solution non équitable car l'un des trois garçons — Zach, sans doute — aurait une console moins évoluée que les deux autres, Oli et Thomas. Le père réplique qu'il n'en est rien car aucun des trois n'aurait un cadeau de moins de 100 $.

De plus, sur les trois, deux disposeraient d'une console de qualité supérieure. Enfin, si on ne profite pas de cette promotion, deux des garçons seront moins favorisés que dans l'autre scénario. «Je refuse qu'il y ait inégalité entre les trois», répond Natalie. «Même si ça veut dire qu'ils auront moins?», rétorque Louis-Paul.

Il y a quelque chose d'irrationnel dans le fait de chercher l'égalité au prix du nivellement par le bas. Dans ce scénario, aucun des enfants ne se trouve avantagé.

Supposons que le plus défavorisé — Zach, disons — se trouve parfaitement satisfait avec la console à 100 $. Si la mère refuse toujours l'offre spéciale, il y aura là quelque chose d'obstinément irrationnel, non?

Il est possible de rendre tout le monde égal simplement en rendant chacun aussi pauvre que l'individu le plus pauvre de la société. Une telle idée paraît évidemment absurde car personne n'y gagne: le plus pauvre resterait aussi pauvre et tous les autres subiraient un préjudice.

D'après Parfit, donc, et aussi étonnant que cela puisse paraître, en priorisant systématiquement les plus défavorisés pour eux-mêmes, on n'aide personne. Le prioritarisme conduit la société à une perte sèche de bien-être. Parce que je les considère comme prioritaristes, je crois qu'on devrait refuser les revendications des étudiants contestataires.

Euh... C'est vrai que je déteste assez l'émission les parents justement par son côté éminement réactionnaire. Mais il ne vient pas à l'esprit de ce connard de prof de philo que la colisse de console, en partant, il aurait peut-être mieux valu qu'elle n'existât jamais. Et que peut-être ces trois ados auraient une vie bien meilleure sans cette estie de promo de Wall Mart de merde, à jouer dans la rue au hockey ou au foot au parc du coin. Les données de son exemple portent en elle les"valeurs" qui définissent le "bien être" dans notre société: un véritable cauchemar.

jeudi 22 mars 2012

Protestation massive

Wow !!!! Bravo aux étudiants du Québec !!!!

Plus de 200 000 !!!!

La plus grosse manif de l'histoire du Canada !!!

En bloquant le port, à dit la ministre Beauchamp, c'est comme si les étudants mordaient la main qui les nourrit...

Ouais... ouais...

Elle est tellement arrogante et sûr de son bon droit et de sa raisonnabilité, celle-là qu'elle renforce la colère non seulement des étudiants mais aussi de l'ensemble des citoyens.

Wow !

Journée historique !!!


mercredi 7 mars 2012

Borjesson

Un des plus grands livres sur la fin du journalisme d'investigation aux États Unis s'appelle Black List. C'est un livre essentiel Kristina Borjesson est l'auteure qui a colligé les textes de super vedettes la plupart déchus du journalisme américain. Elle même s'est fait renvoyer de CBS après avoir osé s'attaquer aux circonstances suspectes entourant le vol tw800, probablement canardé par l'armée américaine.

Pour ceux que ça intéresse, la voici lors de son passage à tout l'monde en parle d'Ardisson. Vraiment impressionnante, la dame....qui parle avec un accent...haitien....

http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I08321781/kristina-borjesson-black-list.fr.html