dimanche 31 juillet 2011

Tueur norvégien: les leçons de la gauche

Il y a tant à dire sur le massacre en Norvège perpétré par le néo-nazi Behring Breivik lors d'un rassemblement politique de la jeunesse sociale-démocrate , que je ne sais pas par où commencer.

Supposons un instant que Breivik n'est pas un patsy utilisé par la CIA pour terroriser les responsables politiques norvégiens qui viennent d'ordonner le retrait de l'opération militaire de l'OTAN en Lybie et de décréter un embargo unilatéral contre l'état d'Israël... Supposons un instant que, comme d'habitude dans ce genre d'événement, ce n'est que l'incompétence crasse des forces policières qui explique un retard de quatre-vingt-dix minutes pour intervenir sur l'ile où se sont déroulés les événements, que les exercices de simulations d'attaques terroristes qui se tenaient à Oslo il y a un an sur le même périmètre de bâtiments gouvernementaux ne relèvent que de la pure coïncidence, et que l'engagement d'ex-policiers et militaires norvégiens par des services secrets américains œuvrant en Norvège, faits relatés tout dernièrement dans une émission d'enquête sur la chaine publique norvégienne, n'ont aucune incidence sur le cours des événements.... Supposons que le manifeste inspiré par Théodore Kaczinski, l'Unabomber américain, a vraiment été rédigé et mis en page par le loup solitaire norvégien...

Supposons donc que tout cela est tel qu'on nous le dit, il demeure que le discours sur ces événements et l'analyse des élites de la gauche occidentale à de quoi laisser pantois.

Prenons pour exemple le texte de Jacques Attali: Leçon norvégienne.

Le terrible massacre norvégien peut apparaître comme un épouvantable fait divers, acte isolé d’un malade mental, sans plus d’importance qu’Unabomber, le tueur américain dont il s’est inspiré. Il peut, au contraire, être interprété comme l’annonce d’un vaste mouvement géopolitique, attendu depuis longtemps et prévu par de nombreux théoriciens.

Les attentats d'Unabomber est , à mes yeux, tout, sauf un acte isolé sans importance. Monsieur Attali sait-il de quoi il parle ? Ne connait-il absolument rien de l'importance du néo-luddisme et des tendances anarchistes primitivistes et/ou technophobes en amérique ou ailleurs ? Ou bien pratique-t-il l'aveuglement volontaire? Que le tueur norvégien soit réellement inspiré de Kaczinsky ou non n'a aucune importance d'ailleurs si l'on comprend bien. "Toutt" des fous à mettre dans le même sac.

Certains en effet, dans la logique (mal comprise) des premiers travaux de Samuel Huntington, y voient le signe du début d’une guerre de religions, opposant la Chrétienté et l’Islam. Et il est vrai qu’existent de très nombreux autres signes annonciateurs de violences fondamentalistes religieuses un peu partout dans le monde: aux Etats-Unis, en France, au Brésil, en Israël, au Nigéria, au Pakistan, et dans tant d’autres lieux.

D’autres encore, inspirés par les travaux suivants du même professeur américain, voient dans cette tragédie un signe de plus du retour des nationalismes et de ce qui en découle : le refus des étrangers et des doctrines dites «internationalistes», dont font partie le projet européen et la social-démocratie. Et de cela il existe en effet aujourd’hui d’innombrable signes: en Scandinavie, le parti des «vrais Finlandais» ; en Belgique, le parti flamand; en France le Front National; le tea party aux Etats-Unis, et bien d’autres mouvements nationalistes, sur la planète entière.

Attention ici: nationalisme s'oppose à internationalisme et se conjugue avec racisme et extrême-droite.

En Occident, bien des gens s’inquiètent en effet de voir menacés leur identité et leur niveau de vie; et ils n’ont pas d’autres projets que de jouir de leur confort et de conserver leurs habitudes; et, pour les conserver, de ne les partager avec personne.

Attention ici: "bien des gens" ne font que" jouir de leur confort", et il va de soi que l'adéquation est symétrique entre la jouissance de ce "grand confort" et la misère absolue au tiers-monde. Bien qu'on comprenne que "bien des gens" signifie la majeure partie de la population en occident, classe moyenne en déclin, au chômage, subissant un stress sur le marché du travail de plus en plus démentiel, on comprend mal cette posture de l'élite de gauche qui cautionne cette adéquation alors que son rôle, traditionnellement, était de dénoncer cette imposture et de démasquer les élites capitalistes qui asservissent, de manière différente, mais avec une cruauté homogène tout un chacun partout.

Au Sud, comme par un effet de miroir, bien d’autres gens s’inquiètent aussi de voir leur identité se dissoudre dans le projet occidental, et font tout pour s’en prémunir en s’en isolant.

Il va de soi, bien sûr, que, d'un côté cette posture isolationniste est condamnable et qu'ensuite "bien d'autres gens" ont le "choix" de cette posture et qu'enfin, cet isolement n'a jamais été encouragé par des institutions politiques (pour ne pas dire de propagande) occidentales à travers des organisations religieuses extremistes financées massivement par celles-ci.

Pourtant, au Nord comme au Sud, bien des gens ne se contenteront pas longtemps d’avoir pour projet la préservation de leurs acquis: ils les savent menacés par la crise financière, qui ne fait que commencer, par le déclassement qui en découle, par le déferlement de concurrents et de valeurs venues d’ailleurs, ou par la destruction de la nature. Ils voudront un idéal plus grand.

Certains d’entre eux trouveront cet idéal nouveau dans le simple prolongement de leur égoïsme, qu’ils poussent, et pousseront de plus en plus, jusqu’à la démesure, la violence, la haine des autres. Une nouvelle forme d’idéologie totalitaire se constituera alors, revendiquant l’autisme comme une politique.

Personnellement , je comprend parfaitement qu'un tel mécanisme de défense pathologique s'installe chez "bien des gens" , "dans le prolongement de leur égoïsme", quand on entend de telles balivernes. Pour moi, l'autiste c'est Jacques Attali.

Pour d’autres, cet idéal sera au contraire dans la négation de l’égoïsme, et dans le développement d’un altruisme, qui leur permettra de rechercher leur bonheur dans celui des autres. Cette nouvelle forme d’idéologie s’exprimera dans un optimisme internationaliste, soucieux d’apprendre en partageant.

C'est à dire, qu'au nom de cet "optimisme internationaliste", "soucieux d'apprendre en partageant", le prérequis sera de cautionner toute intervention "humanitaire" impérialiste comme les bombardements de l'OTAN en Libye, ou, si non, de voir ses enfants massacrés à la mitraillette. La boucle est bouclée.

Telle est la principale leçon de la tragédie norvégienne : un pays ne peut rester durablement sans un projet politique, lui donnant un sens dépassant sa réalité matérielle, l’inscrivant dans l’Histoire. Et si les hommes politiques sont incapables d’en proposer un, exaltant, des fous s’en chargeront.

En attendant de me plonger avec exaltation dans le projet politique de Jacques Attali et de la gauche occidentale, j'aimerais terminer avec bref survol des enjeux que ce nouvel attentat met en lumière à travers le prisme du manifeste de Behring Breivik.

Bien que je ne connaisse que les grandes lignes du manifeste de Théodore Kaczinski, le fameux Unabomber dont le tueur se serait inspiré, il n'est pas bien difficile de constater que la critique "néo-luddiste" de tendance anarchiste est à mille lieux de celle exprimée par les néo-nazis pseudo templiers maçonniques, tout comme l'est la critique d'une gauche minimalement combattive comme celle de Naomie Klein dont le tueur partagerait supposément les analyses. La seule cohérence qui tiendrait un tant soit peu la route serait l'adéquation entre le rejet du multi-culturalisme et le néo-nazisme si on partage l'analyse biaisée des "internationalistes" comme Jacques Attali.

Supposons un instant que ce manifeste soit le fruit d'un cerveau dérangé isolé, quel cadeau magnifique il offre aux stratèges du Pentagone, de Langley ou de Bruxelles ! Désormais, seront associés aux néo-nazis sanguinaires, dans le même paquet: la critique anarcho-primitiviste américaine, les analyses de gauche à la Naomie Klein et l'opposition grandissante au multi-culturalisme tout azimut.

J'ai bien retenu la leçon: tout ça, c'est de ma faute.

jeudi 14 juillet 2011

Je suis un demeuré

Parfois je me dis que je suis un vrai demeuré. Que la seule place qui me conviendrait vraiment dans cette société occidentale en déclin, c'est l'hôpital Louis H. Lafontaine, (St Jean de Dieu comme on disait autrefois), où je jouais d'ailleurs la semaine dernière pour les "handicapés mentaux".

Quand j'entends ceci à propos de l'enlisement des forces de la "coalition" en Libye:

La France est favorable à une solution politique comme elle l'a toujours dit", a déclaré lundi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

je me dis que , ouais, peut-être au fond, je préfère encore la franchise des républicains américains, que les contes de la mère l'oie.

Mais ceci vient me chercher particulièrement:

M. Longuet a conditionné l'arrêt de ces bombardements à un dialogue entre les parties inter-libyennes. "On s'arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux et que les militaires de tous bords rentrent dans leur caserne, et ils peuvent parler entre eux puisqu'on apporte la démonstration qu'il n'y pas de solution de force", a déclaré dimanche soir M. Longuet sur la chaîne BFM-TV.

Je viens vraiment d'entendre ça ? Qu'en effectuant quinze milles sorties aériennes pour bombarder la Lybie, l'OTAN "apporte la démonstration qu'il n'y pas de solution de force" ?

Euh...Il est payé combien par année Longuet pour sortir une telle phrase ?

C'est moi qui dois avoir mal compris.

Si je ne suis pas un demeuré, c'est alors que Longuet me considère comme tel, comme la majeure partie des lecteurs des journaux occidentaux

Un petit couplet du livre vert de Khadaffi (désolé, c'est en anglais)

“Political struggle which culminates in the victory of a candidate obtaining 51 percent of the total votes of the electorate, establishes a dictatorship in the seat of power garbed in the guise of democracy. It is in fact, a dictatorship because 49 percent of the electorate would then be governed by an instrument of government they did not vote for, and which has been imposed upon them. This is the essence of dictatorship…under such systems the people are the victims whose votes are vied for by exploitative competing factions, who dupe the people into political circuses that are outwardly noisy and frantic, but inwardly powerless and irrelevant.

Tout ceci, inspiré de cet article et d'autres.
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vendredi 8 juillet 2011

L'anti-intellectualisme au Québec

Patrick Lagacé dans sa chronique est choqué parcequ'il trouve que Wajdi Mouhawad est réducteur quand il prétend que les québécois sont anti-intellectuels. S'ensuit une réplique de Marc Cassivi qui défend le dramaturge et une contre-réplique de Lagacé.

Il semble que depuis quelques mois, le divorce est consommé entre Mouhawad et une partie de l'intelligentsia québécoise. À la limite, dans cette histoire d'utilisation de Cantat dans la pièce de Sophocles, je ne me serais même pas insurgé contre le moralisme ambiant, si ce n'avait été de la récupération politique grossière effectuée par les politiciens de tous les partis, de l'unanimité suspectes des vedettes du star-system québécois, à commencer par Lagacé lui-même, et enfin du traitement médiatique disproportionné que cette affaire a prise au moment où l'on commençait à bombarder la Libye dans l'indifférence générale.

Quant à la polémique sur l'anti-intellectualisme, je m'en fou pas mal.

Mais, par curiosité, je suis aller écouter ce que Wajdi Mouhawad raconte de si anti-québécois sur une émission culturelle française. Rien appris sur le sujet même si je trouve qu'il a plutôt raison. Jean Larose dans son livre "la petite noirceur", il y a déjà deux décennies, faisaient pas mal le tour du jardin sur cette question. Par contre, quand Mouhawad se met à parler de Sophocles, je sens sa passion, j'apprends quelques choses, je me mets à thripper. J'en oubli la ridicule polémique de columnistes.

Lagacé et Cassivi ne m'ont jamais rien appris ni fait ressentir autre chose qu'un vague agacement quand ce n'est pas de la franche colère. Au fond, ce sont peut-être des bons gars. Peut-être que la place qu'ils prennent dans la société est tout simplement totalement disproportionnée puisque c'est d'abord leur voix qu'on entend partout. Celles de Wajdi et des véritables créateurs, ne nous parviennent plus, me semble-t-il, qu'à travers l'écho déformé et amplifié des chroniques d'humeur de ces pousseux de crayons de Gesca ou de Canoë. Mais peut-être que j'ai tout faux et que ça a toujours été comme ça.


mercredi 6 juillet 2011

Le Duc de Cambridge en visite à "Slave Lake"




Le duc de Cambridge, William, a hérité de son titre au jour de son mariage avec la princesse Kate Middleton, alors que sa grand-mère, Élizabeth II, reine d'Angleterre, en avait décidé ainsi. Le titre lui va comme un gant. Cambridge est un centre de propagande depuis l'empire romain et vote conservateur aux élections dans une proportion de vingt-cinq contre un.

William a été nommé aussi Comte de Srathearn , cette région d'écosse associée aux exploits d' Ossian le barde, du roi Keneth, de Macbeth, de Wallace, de Bruce et de Marie d'Écosse, ainsi que Baron Carrickfergus, du nom de plus vieille ville du comté d'Antrim en Irlande du nord et sujet d'une chanson fameuse de folklore celtes à propos d'un mari cocu.



De passage dans son ancien Dominion, le Canada, le couple royal s'est arrêté à Québec, en fin de semaine dernière. Il a reçu un accueil plus qu'enthousiaste de la part des québécois, quarante huit ans après le passage houleux d'Élizabeth II à Montreal, accueilli par des roches lors du fameux samedi de la matraque. Autre temps autre moeurs. La couverture mur à mur et extasiée de l'événement dans les quotidiens de la belle province, annexée et conquise par les brittanique en 1760, est probablement sans précédent historique.


À Charlottetown, le Prince est venu montrer son adresse en pilotant un hélicoptère Sea King, lors de manœuvres militaires. Le Canada et la Grande Bretagne partagent une même passion pour les opérations militaro-humanitaires comme celle menée conjointement présentement en Libye pour sauver des civils en leur tirant dessus avec des missiles à l'uranium appauvri.



À "Slave Lake", dans les territoires du Nord-Ouest, le prince est venu charmer ces demoiselles...




... et réconforter les orphelins handicapés aveugles.




"Slave Lake" doit son nom aux Cree qui nommaient "Awonak" ou esclaves (slaves en anglais) les Etchareottine, habitants du lac. L'esclavage fut graduallement aboli à partir du XVIIIème siècle en occident. Bien que les amérindiens soient parqués au Canada dans des réserves où ils croupissent dans une misère assez généralisée, ils ont quand même goûté aux vertus cardinales de la liberté depuis cette époque, comme on le voit ici, puisqu'ils sont absents.



Les incendies de Slave Lake ont causés des dégâts estimés à une sommes record de sept cent millions de dollars. De là, cette photo-op de qualité.



Le couple royal est demeuré à Slave Lake, 45 minutes de plus que ce qui était prévu à l'horaire. Généreux de leur temps.




Moi aussi, je dis

"I love Slave Lake

Thanks for coming William and Kate !

And next time, come to visit me in Montreal....

Comme on dit: On est pas sorteux... "





Peter Gabriel et la cour pénale internationale

Sur son site, Peter Gabriel vente les vertus de la cour pénale internationale (CPI ou ICC en anglais) dans le dossier de Khadaffi et de la Lybie. Il ne m'en fallait pas plus, innombrables lecteurs, pour que je me lance bravement à l'assaut de l'icône de la musique populaire avec deux mails particulièrement virulents à son endroit.

Voici sa réponse, ultra-décevante, de curé des droits de l'homme, où je sens combien le fardeau de l'homme blanc pèse de tout son poids.

Pour moi, le fait que le chanteur de pop défende ces infâmes bombardements illustre parfaitement à quel point nous avons collectivement "succombé à la grande noirceur" (surrender to darkness) pour reprendre ses propres mots.

Hi Jean- Francois

I agree that the ICC is now an imperfect instrument of justice.

It is also obvious that time after time that the big powers have armed 'allies ' only to discover later they are our 'enemies'. and that yesterdays terrorist is often tomorrow's statesman or woman.

in regard to Libya, our policies with Gadaffi have been very inconsistent. However i believe from both the reports we were getting here, from bloggers and contacts in the region, and from the Elders research teams that Gadaffi had

launched very brutal attacks against his own people, and while I hate any form of violence, I do not see what other immediate options (other than bombing the attacking troops) were open to the world other than sending ground

troops in, which no-one wanted.


When I visited the ICC with the Elders earlier this year I asked why the ICC seemed focused on the smaller countries - most often in Africa and whether the scope could be widened so that the powerful countries be treated equally ie

China in Tibet, Russia in Chechnya or for that matter the USA and UK in Iraq and that their cases could also be considered.

The Chief Prosecutor and the judges we met answered by explaining that they are only empowered to go after those countries that have signed up, and that all of those countries have the right first to conduct the prosecutions

themselves but they also gave several examples of cases now being considered or pursued outside of Africa.

I believe the ICC is an absolutely essential tool for international justice, that can provide real hope for those whose lives have been devastated and have no other hope elsewhere.

Most of my life I have seen people commit the most appalling atrocities and get away without any trial or recrimination, mostly protected by the principle of national sovereignty which has allowed genocide, murders endless rape

and torture to go completely unpunished. This must stop.

This last week I have once again heard the horror stories of the Muslim families of the 8,000 men women and children ( over 500 ) that were led away in Srebrenica to be shot in cold blood.

I had reports confirmed of blindfolded children in the Congo, being made to fire rifles inserted in the vaginas of their mothers and then having their blindfolds removed.

Both are cases being dealt with by the ICC, who else would pursue these criminals ?

i believe you care passionately about these things, so I can only encourage you to get more involved and make the ICC a better and fairer place, but a world without the ICC will have once again surrendered to darkness.

yours

peter gabriel







vendredi 1 juillet 2011

Down down Sarkozy

Ils sont des centaines de milliers de Libyens en train de crier : Down down Sarkozy ! sur la Place Verte à Tripoli aujourd'hui.

L'histoire de Hermann qui a voulu frapper le président français semble les avoir gonflés à bloc.

Entre un et deux millions de Kalachnikhovs ont été distribués dans la population. Si l'OTAN procède à son débarquement, ça ne sera pas la partie de plaisir comme en Irak, mais un fameux bain de sang, gracieuseté du prix Nobel de la Paix, Barback Obama.

By the way, astheure que la taupe Christine Lagarde est en place au FMI, les charges contre Strauss Khan sont en train de tomber. Tiens, comme je suis surpris.

Estie d'estie.

Ici, tout va bien. Je suis à Sept-Îles en train de chanter dans une cage au sport. C'est la fête du Canada. En après-midi, les montagnais qui sont dans le parc en face du port, portent fièrement le ti-drapeau canadien planté dans leur chapeau. Sur le quai, des hauts parleurs crachent du danse music américain. Les blancs, eux, font de la danse en ligne sur God Bless Texas en dessous du grand tipi jaune planté dans le même parc.

Pour la St Jean-Baptiste, il parait qu'il n'y avait aucun show de programmé à Sept-Îles. Par contre, ce soir, pendant mon deuxième set, il y'avait un feu d'artifice de "calibre international" qui réchauffait le coeur de tous.

Tout baigne...

La civilisation progresse à vue d'oeuil (oupos oeil) dans le plusse meilleur pays au monde.

Et mes contemporains ont tellement peur de lever la tête de leur trou de sable, qu'on dirait qu'ils trouvent plaisant leur esclavage sanguinaire.

Beurk !




Cynthia McKinney

Aucune raison de rester dans le noir ou de faire assemblant que tout va pouvoir continuer comme ça indéfiniment.


Cynthia McKinny en conférence à Harlem


The war against Libya

Cynthia McKinney
Remarks
Press Conference on War Against Libya
Atlanta, Georgia (in front of Congressman John Lewis's District Office)
29 June 2011

At a time when the American people have been asked to tighten their belts, teachers are receiving pink slips, the vital statistics of the American people reveal a health care crisis in the making, and the U.S. government is in serious threat of default, our President and Congress have decided that a new war, this time against the people of Libya, is appropriate. This comes at a time when the U.S., by one estimate, spends approximately $3 billion per week for war against Iraq and Afghanistan. The President and Congress continue to fund the war against Libya despite the fact that Secretary of Defense Robert Gates announced that the U.S. had no strategic interest in Libya; and despite the fact that the Senate Chairwoman of the Select Committee on Intelligence admits that the U.S. really does not know who the "rebels" are; while the rebels themselves, according to a Telegraph report of 25 March 2011, admit that Al Qaeda elements are among their ranks. So while the apparatus of our government has been used for over ten years to inform the American people and the global community that Al Qaeda is an enemy of freedom-loving people all over the world, our President chooses to ally our military with none other than Al Qaeda elements in Libya and other people whom U.S. intelligence say they do not know.

Additionally, U.S. Admiral Locklear admitted to a Member of Congress that one of NATO's missions was to assassinate Muammar Qaddafi. And, indeed, NATO bombs have killed Qaddafi's son and three grandchildren, just as US bombs in 1986 killed his daughter. NATO bombs just recently killed the grandchildren of one of Qaddafi's associates in a targeted assassination attempt. Targeted assassination is not within the scope of the United Nations Security Council Resolution and targeted assassination is against U.S. law, international law, international humanitarian law, and international human rights law. Targeted assassination is also a crime. We certainly cannot encourage others to abide by the law when we so openly break it.

While in Libya, I witnessed NATO's targeting of civilians: NATO bombs and missiles landed in residential neighborhoods, hit schools, exploded near hospitals, destroyed parts of the public broadcasting infrastructure, and narrowly missed killing students at Al Fateh University. When civilians are targeted in war, or "low kinetic" activities, crimes are committed.

NATO practices in Libya are exactly like Israel's practices in Gaza: fishermen are killed as they go about their fishing business, a naval blockade allows arms to flow to NATO's Libyan allies, but stops food, fuel, and medicine from entering non-NATO ally-held areas. The entire population suffers as a result. Collective punishment is illegal when Israel practices it against the people of Gaza and collective punishment is illegal when NATO practices it.

NATO and hyperbolic press accounts have introduced a kind of race hatred that the Libyan people have been trying hard to erase. Approximately 50% of Libya looks like me. Innocent darker skinned Libyans have been targeted, tortured, harassed, and killed.

The people of Libya have the right to self-determination. They have a right to "resource nationalism." They have a right to live in peace. They have a right to determine their future and they need not exercise their rights underneath the shock and awe of NATO bombs and missiles.