L'angoisse plonge dans une désastreuse reddition intellectuelle et affective peu favorable au déploiement de la puissance d'agir. La révolte au contraire est une présence d'esprit qui incite à la lutte, en intensifiant la confiance en l'avenir.
Andrée Ferretti, Le Devoir 6 avril 2010
Moi je chante le gamin d’Paris dans les rues de Montréal et en région, contre vents et marées depuis quinze ans. Je me suis souvent battu pour garder ce répertoire vivant même si j’ai souvent l’impression que ce n’est plus qu’un relent musicologique périmé. Devant les difficultés croissantes du métier, je me laisse souvent aller à penser que je vais enterrer la hache de guerre définitivement pour me réfugier dans Elvis Presley, Gloria Gaynor et Sean Kingston, puisque ça semble tellement plus facile… Et puis quand j’arrive devant tous ces gens qui sont des êtres humains en chair et en os et dont la langue maternelle est le français, je me dis que, quand même, c’est pas possible, je ne peux pas nous faire ça. Alors je m’accroche en me disant, tiens, et tant pis pour les français qui semblent parfois avoir oublié eux-mêmes leurs propres racines. Après tout, ce répertoire il nous appartient autant qu’à eux maintenant. Il appartient à ceux qui s’en servent quoi…
Un gamin d’paris, c’est tout un poème
Dans aucun pays, il n’y a le même
Car c’est un titi
Petit gars dégourdi que l’on aime
Il est l’héritier lors de sa naissance
De tout un passé lourd de conséquence
Bien qu’il ignore l’histoire de France
Sachant que sur la place
Pour un idéal
Des p’tits gars plein d’audace
À leur façon firent un bal…
Il faut dire que depuis le 11 septembre, j’avais entendu beaucoup de blabla, de circonvolutions, tout ce catéchisme freudien qui exaspère mon tempérament nord-américain. Alors que la critique radicale anglo-saxonne pointait les dérives de l’humanitarisme larmoyant à la Bernard Kouchner dans le cadre des guerres d’invasion, les voix radicales françaises me semblaient imperceptibles à travers les organes médiatiques officiels. Même le Monde Diplomatique qui avait abreuvé ma soif de comprendre le monde dans la vingtaine me dégoûtait désormais.
Et puis bon euh… Les français ne sont ni meilleurs ni pires que les autres…mais, j’étais découragé de m’imaginer que ce pays incarnant les idées des lumières, de l’état moderne et des droits de l’homme, qui avait lutté contre le nazisme puis jetté l’OTAN à la porte, venait d’élire un agent de la CIA comme président, un homme de main de Wall Street.
Et puis là…depuis deux semaines…Cette crise, cette grève générale…ce raz-le-bol débordant les rues de manière soutenue… toutes ces tactiques de provocation du pouvoir qui, au lieu de faire plier le peuple français, semble au contraire renforcer sa détermination. Comme si la Grèce écrasée il y’a quelques mois pouvaient parler à travers lui. Comme si les sans voix des peuples d’occident pouvaient se retrouver en lui….Alors c’est que, vraiment, je n’étais en contact avec ce peuple qu’à travers la lorgnette mensongère des médias.
Et ici au Québec… c’est le concert de réprobation des esclaves jaloux. « Quessé qu’y-z-ont à chialer! Nous on a bin notre retraite à 65 ans ! » ou encore pire sur le mode ironique « Ah ah ah ! Ces français! On l’sait bin, toujours en train de rouspéter au lieu de travailler ! » Et de rares nouvelles qui nous parviennent qui font croire au citoyen désinformé que c’est une petite passade, un rituel, une répétition des violences de banlieue..
Sincèrement, je doute d’une victoire substantielle du peuple français contre les néo-fascistes transnationaux. Mais cette grève générale, c’est déjà une victoire morale ! C’est déjà plus que tout ce que je peux espérer dans ma petite province conquise et annexée par un ex-dominion de l’empire britannique.
Tenez-bon !
Fuck la France, vive les français !
vendredi 29 octobre 2010
mardi 26 octobre 2010
Pornographie politique
J'ai hésité longuement avant de poster ceci. À quoi ça sert? Je serais mieux d'essayer la poésie ou la musique. N'importe quoi sauf de me pencher sur ce phénomène de pornographie politique. Me rentrer la tête dans le sable puisque c'est plus confortable. Ou alors essayer d'en faire sortir quelque chose de créatif.
Mais finalement, vous me connaissez, je suis complêtment obsédé... Alors pour ceux que ça intéresse, voici deux clips (à observer à jeun de préférence ou alors complètement saoul, c'est selon).
La semaine dernière, on a donc vu apparaître ce think thank de droite à la québécoise, le "réseau liberté". Un de ses plus fiers représentants est bien sûr Éric Duhaime qui se fait aller dans tous les recoins de l'empire Péladeau.
Dans le premier clip, on peut voir Monsieur Duhaime chez Mario Dumont, nous expliquer la crise d'octobre et illustrer parfaitement le texte d'Andrée Ferretti de la semaine dernière.
Mise en contexte: Pour souligner les quarante ans de la crise, une plaque à la mémoire de Pierre Laporte a été dévoilée par le gouvernement, alors qu'un monument aux 400 prisonniers politiques a été érigée par la Société Saint-Jean Baptiste.
Dumont: Quand on r'garde le monument géant qu'y'ont fait, ça donne l'impression qu'ils (les souverainistes) essayent de réécrire l'histoire en disant, les vrais victimes c'est eux, pas Pierre Laporte !
Duhaime: C'est ça ! Comment qu'ça s'fait que c'monument-là est plus gros et plus important que l'aut' monument. J'essayais jusse de mettre en parallèle les deux choses en fin de semaine. Moi ça m'a choqué en tant que québécois. Parce que la crise, c'est une des pages les plus noires de l'histoire du Québec. On a des terrorisses qu'y'ont tués du monde, qu'y'étaient des marxistes, qu'y'étaient des gens très très très extrèmes...pi qu'y'ont fait des choses inacceptables dans notre société. On peut pas présenter ça quarante ans plus tard et dire: c'tait juste des p'tits étudiants énervés ...
Dumont: Et que l'décès de Pierre Laporte, c't'un accident dans toute l'histoire.
Duhaime: Y'a même un prof d'histoire, qu'y'a faitte les nouvelles beaucoup au Canada anglais, qu'y'écrit des livres que nos enfants lisent dans les écoles, Raymond Bédard (suit un liste des actes illégaux commis par le FLQ et des victimes du groupe) Il dit : Les victimes, c'est des dommages collatéraux dans la lute pour l'indépendance du québec.
Aussitôt, nos deux compères invoquent encore une fois le fantôme de René Lévesque, ce repoussoir d'extrémistes qui les arrange toujours, en affirmant qu'il a été "le plus virulent critique des felquistes". Rien de moins.
Enfin pour couronner le tout, nos francs-tireurs s'attaquent au scandaleux révisionnisme historique de la revue "L'Actualité", qui est, comme chacun le sait, un repère de gauchistes tendance maoïstes.
Je suis quand même surpris par le manque de stature de ce gringalet, consultant pour la démocratie en Irak, qui multiplie les apparitions publiques. Je veux dire, au moins un Mario Roy,ou un Mario Dumont ça assure un minimum dans la virilité démagogique de circonstance. Une voix de crécelle dans les aigus, des yeux fuyants qui cherchent sa mère, on dirait que ce Duhaime va s'écrouler dans le studio. Et pourtant il tient bon. Il mène son discours quelque part vers les oreilles de son audimat-cible qu'on imagine bien calé dans sa certitude historique de pacotille avant d'écouter les canadiens scorer au Bell Center ou peut-être regarder les dissertations littéraires de loft-story. Je l'sais pas. Y'a l'air d'apprendre vite en tout cas.
Dans le second clip, on peut voir Monsieur Duhaime , ici, dans un "débat" "d'idées" qui l'opposait au syndicaliste Réjean Parent sous la houlette modératrice du très neutre Richard Martineau. En passant, pour ceux qui s'intéressent aux problèmes de transports qui atteignent des proportions Dantesque à Montréal ces jours-ci, l'introduction de Martineau est fidèle au personnage qu'il aime bien mettre en scène:
"J'avoue que du covoiturage j'en fais pas. Moé j'hais ça avoir des gens dans mon char le matin et devoir leur parler. Je fais peut-être partie du problème et non de la solution.."
Moi j'en ai une une solution à proposer pour le réseau liberté:
Des autoroutes à péages pour Martineau pi le reste du monde à pieds:
En avant marche, gauche-droite, gauche-droite !!!
Mais finalement, vous me connaissez, je suis complêtment obsédé... Alors pour ceux que ça intéresse, voici deux clips (à observer à jeun de préférence ou alors complètement saoul, c'est selon).
La semaine dernière, on a donc vu apparaître ce think thank de droite à la québécoise, le "réseau liberté". Un de ses plus fiers représentants est bien sûr Éric Duhaime qui se fait aller dans tous les recoins de l'empire Péladeau.
Dans le premier clip, on peut voir Monsieur Duhaime chez Mario Dumont, nous expliquer la crise d'octobre et illustrer parfaitement le texte d'Andrée Ferretti de la semaine dernière.
Mise en contexte: Pour souligner les quarante ans de la crise, une plaque à la mémoire de Pierre Laporte a été dévoilée par le gouvernement, alors qu'un monument aux 400 prisonniers politiques a été érigée par la Société Saint-Jean Baptiste.
Dumont: Quand on r'garde le monument géant qu'y'ont fait, ça donne l'impression qu'ils (les souverainistes) essayent de réécrire l'histoire en disant, les vrais victimes c'est eux, pas Pierre Laporte !
Duhaime: C'est ça ! Comment qu'ça s'fait que c'monument-là est plus gros et plus important que l'aut' monument. J'essayais jusse de mettre en parallèle les deux choses en fin de semaine. Moi ça m'a choqué en tant que québécois. Parce que la crise, c'est une des pages les plus noires de l'histoire du Québec. On a des terrorisses qu'y'ont tués du monde, qu'y'étaient des marxistes, qu'y'étaient des gens très très très extrèmes...pi qu'y'ont fait des choses inacceptables dans notre société. On peut pas présenter ça quarante ans plus tard et dire: c'tait juste des p'tits étudiants énervés ...
Dumont: Et que l'décès de Pierre Laporte, c't'un accident dans toute l'histoire.
Duhaime: Y'a même un prof d'histoire, qu'y'a faitte les nouvelles beaucoup au Canada anglais, qu'y'écrit des livres que nos enfants lisent dans les écoles, Raymond Bédard (suit un liste des actes illégaux commis par le FLQ et des victimes du groupe) Il dit : Les victimes, c'est des dommages collatéraux dans la lute pour l'indépendance du québec.
Aussitôt, nos deux compères invoquent encore une fois le fantôme de René Lévesque, ce repoussoir d'extrémistes qui les arrange toujours, en affirmant qu'il a été "le plus virulent critique des felquistes". Rien de moins.
Enfin pour couronner le tout, nos francs-tireurs s'attaquent au scandaleux révisionnisme historique de la revue "L'Actualité", qui est, comme chacun le sait, un repère de gauchistes tendance maoïstes.
Je suis quand même surpris par le manque de stature de ce gringalet, consultant pour la démocratie en Irak, qui multiplie les apparitions publiques. Je veux dire, au moins un Mario Roy,ou un Mario Dumont ça assure un minimum dans la virilité démagogique de circonstance. Une voix de crécelle dans les aigus, des yeux fuyants qui cherchent sa mère, on dirait que ce Duhaime va s'écrouler dans le studio. Et pourtant il tient bon. Il mène son discours quelque part vers les oreilles de son audimat-cible qu'on imagine bien calé dans sa certitude historique de pacotille avant d'écouter les canadiens scorer au Bell Center ou peut-être regarder les dissertations littéraires de loft-story. Je l'sais pas. Y'a l'air d'apprendre vite en tout cas.
Dans le second clip, on peut voir Monsieur Duhaime , ici, dans un "débat" "d'idées" qui l'opposait au syndicaliste Réjean Parent sous la houlette modératrice du très neutre Richard Martineau. En passant, pour ceux qui s'intéressent aux problèmes de transports qui atteignent des proportions Dantesque à Montréal ces jours-ci, l'introduction de Martineau est fidèle au personnage qu'il aime bien mettre en scène:
"J'avoue que du covoiturage j'en fais pas. Moé j'hais ça avoir des gens dans mon char le matin et devoir leur parler. Je fais peut-être partie du problème et non de la solution.."
Moi j'en ai une une solution à proposer pour le réseau liberté:
Des autoroutes à péages pour Martineau pi le reste du monde à pieds:
En avant marche, gauche-droite, gauche-droite !!!
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Pornographie politique
vendredi 22 octobre 2010
Octobre 70 - Notre part de responsabilité (Andrée Ferretti)
Andrée Ferretti - Écrivaine 22 octobre 2010 Québec
Ayant été arrêtée et emprisonnée pendant 51 jours, en octobre, novembre et décembre 1970, j'ai été tentée comme plusieurs ou de témoigner de mon expérience, ou d'élaborer une énième analyse critique de ladite fameuse crise. Devant l'actuelle avalanche de tels récits et examens, j'ai perdu le goût de rajouter mon grain de sel.
Je me suis néanmoins penchée autrement sur le phénomène pour arriver à une conclusion déjà exposée il y a dix ans, dans un numéro de L'Action nationale (octobre 2000) sous le titre «De Londres à Ottawa, le terrorisme d'État dans l'histoire du Québec», à savoir que la répression de la volonté d'existence autonome de ma nation par des moyens démesurés, compte tenu du rapport des forces en présence, n'était pas un accident de parcours dans cette histoire, mais une constante. Il suffit de se rappeler coup sur coup 1810, 1837-1838, 1870-1885, 1918, pour en prendre conscience.
J'ai donc cherché à comprendre ce qui, dans la répétition du phénomène, dans sa variante de 1970, était directement lié au détournement du projet de libération nationale tel qu'amorcé au tournant des années 1950-1960 au profit d'un réaménagement des relations entre le Canada et le Québec, basé sur un partage différent des pouvoirs. Détournement lié à la crainte des élites tant québécoises que canadiennes que se produise le changement radical de la société québécoise visé par le mouvement indépendantiste.
Car il s'agit bien de cela. Ce n'est pas le peuple qui d'emblée a eu peur du FLQ, mais bel et bien tous les détenteurs d'un quelconque pouvoir dans un domaine ou l'autre de notre société. Puisqu'aussi bien, le projet d'indépendance du Québec est un projet révolutionnaire, doit-il être réalisé pacifiquement dans la plus stricte légalité de l'ordre établi?
Objectifs
L'indépendance du Québec a pour objectif et pour conséquence le renversement de la structure des pouvoirs du Canada tels qu'ils s'exercent d'un océan à l'autre, au service de sa classe dominante. [...]
Bien avant octobre 1970, cette classe dominante a tout fait pour briser l'élan du Québec vers une plus grande maîtrise de son destin. Ainsi, la Révolution tranquille a vite tourné court, se heurtant à la résistance du pouvoir fédéral qui, selon sa logique de centralisation, non seulement refusa de consentir de nouveaux pouvoirs au Québec, mais continua d'empiéter sur ses juridictions.
Il n'est dès lors pas étonnant que le discours et l'action indépendantistes soient combattus par tous les moyens, y compris la promulgation et la mise en application de la Loi sur les mesures de guerre. Que l'initiative politique d'une telle action ait été prise par Bourassa, Drapeau ou Trudeau n'a d'importance que pour la galerie, puisque l'un comme l'autre servait les intérêts de la même puissance et ne pouvait se dérober à ses injonctions.
La peur des mots
De toutes les peurs, la plus paralysante est celle des mots. C'est cette peur qui depuis 40 ans fait dévier le peuple québécois du chemin de son indépendance politique dans lequel il s'était timidement engagé à la fin des années 1950, après la longue phase d'aphasie entraînée par la brutale répression des rébellions de 1837 et de 1838.
On se souvient en effet que la nation canadienne-française parlait peu. S'il est vrai, comme le prétend la philosophie, que la maîtrise du langage est la conséquence d'une maîtrise préalable: celle de la situation, on ne peut guère s'en étonner. Exclue de la propriété, des affaires, de l'université, du pouvoir, la nation canadienne-française avait peu de mots et lui étaient interdits d'usage «domination», «exploitation», «aliénation», «contestation», «révolte», «révolution». Mots subversifs entre tous parce que trop parfaitement descriptifs de la réalité à nommer et à changer. Elle se taisait donc.
Tout à coup, à la charnière des décennies 50 et 60, ces mots apparurent dans les discours et les écrits de quelques-uns pour parler d'indépendance et de liberté. Et la jeunesse d'alors les a trouvés si justes, si vrais, si abrasifs, si mobilisateurs qu'elle s'en est emparée et est descendue dans les rues pour les crier haut et fort, afin que toute la nation les entende et s'élance dans un mouvement irrépressible de libération. Se grossirent alors les rangs des révolutionnaires, car autant que de permettre la compréhension de ce qui est directement en cause, le mot juste permet de formuler clairement les enjeux et de situer le lieu exact du combat.
La crainte des mots justes
Or, la charge explosive des mots adéquats à la réalité des situations problématiques fait peur. Et étrangement, aux réformistes encore plus qu'aux réactionnaires. Il fallait donc désamorcer ces mots dangereux qui assuraient la fécondité des débats et des combats.
Cela a commencé par la substitution des mots «souveraineté-association» au mot «indépendance», du mot «égalité» à celui de «liberté»; cela s'est continué par la substitution des mots «prise du pouvoir» à ceux de «lutte de libération nationale», des mots «campagne de financement» à ceux de «formation» et de «mobilisation politiques», pour finir par la substitution du mot «bénévole» au mot «militant».
Sans oublier la disparition du vocabulaire politique des mots «aliénation», «domination», «exploitation», proclamés désuets. Pourtant, c'est son aliénation, c'est-à-dire son impuissance, à concevoir son identité nationale comme une et indivisible, indissociable du droit à s'autodéterminer qui soumet le peuple québécois à un développement de sa société par des puissances étrangères à ses besoins et aspirations. S'il n'y avait pas aliénation, donc soumission à cet ordre des choses, il y aurait oppression. Or, l'oppression est insupportable et donne nécessairement lieu à une lutte de libération.
Il fallait donc rayer du vocabulaire politique ces mots qui rendaient la réalité immédiatement accessible à l'entendement de l'ampleur et de la gravité des enjeux de l'indépendance.
Négation de la réalité qui, à une profondeur bien plus grande que celle de la désapprobation du sort de Pierre Laporte, a empêché le peuple québécois de se soulever contre l'envahissement de son territoire et de ses libertés par l'armée canadienne. Voilà comment errent les aspirations de la nation dans les officines du pouvoir exercé ou à prendre.
le devoir
Ayant été arrêtée et emprisonnée pendant 51 jours, en octobre, novembre et décembre 1970, j'ai été tentée comme plusieurs ou de témoigner de mon expérience, ou d'élaborer une énième analyse critique de ladite fameuse crise. Devant l'actuelle avalanche de tels récits et examens, j'ai perdu le goût de rajouter mon grain de sel.
Je me suis néanmoins penchée autrement sur le phénomène pour arriver à une conclusion déjà exposée il y a dix ans, dans un numéro de L'Action nationale (octobre 2000) sous le titre «De Londres à Ottawa, le terrorisme d'État dans l'histoire du Québec», à savoir que la répression de la volonté d'existence autonome de ma nation par des moyens démesurés, compte tenu du rapport des forces en présence, n'était pas un accident de parcours dans cette histoire, mais une constante. Il suffit de se rappeler coup sur coup 1810, 1837-1838, 1870-1885, 1918, pour en prendre conscience.
J'ai donc cherché à comprendre ce qui, dans la répétition du phénomène, dans sa variante de 1970, était directement lié au détournement du projet de libération nationale tel qu'amorcé au tournant des années 1950-1960 au profit d'un réaménagement des relations entre le Canada et le Québec, basé sur un partage différent des pouvoirs. Détournement lié à la crainte des élites tant québécoises que canadiennes que se produise le changement radical de la société québécoise visé par le mouvement indépendantiste.
Car il s'agit bien de cela. Ce n'est pas le peuple qui d'emblée a eu peur du FLQ, mais bel et bien tous les détenteurs d'un quelconque pouvoir dans un domaine ou l'autre de notre société. Puisqu'aussi bien, le projet d'indépendance du Québec est un projet révolutionnaire, doit-il être réalisé pacifiquement dans la plus stricte légalité de l'ordre établi?
Objectifs
L'indépendance du Québec a pour objectif et pour conséquence le renversement de la structure des pouvoirs du Canada tels qu'ils s'exercent d'un océan à l'autre, au service de sa classe dominante. [...]
Bien avant octobre 1970, cette classe dominante a tout fait pour briser l'élan du Québec vers une plus grande maîtrise de son destin. Ainsi, la Révolution tranquille a vite tourné court, se heurtant à la résistance du pouvoir fédéral qui, selon sa logique de centralisation, non seulement refusa de consentir de nouveaux pouvoirs au Québec, mais continua d'empiéter sur ses juridictions.
Il n'est dès lors pas étonnant que le discours et l'action indépendantistes soient combattus par tous les moyens, y compris la promulgation et la mise en application de la Loi sur les mesures de guerre. Que l'initiative politique d'une telle action ait été prise par Bourassa, Drapeau ou Trudeau n'a d'importance que pour la galerie, puisque l'un comme l'autre servait les intérêts de la même puissance et ne pouvait se dérober à ses injonctions.
La peur des mots
De toutes les peurs, la plus paralysante est celle des mots. C'est cette peur qui depuis 40 ans fait dévier le peuple québécois du chemin de son indépendance politique dans lequel il s'était timidement engagé à la fin des années 1950, après la longue phase d'aphasie entraînée par la brutale répression des rébellions de 1837 et de 1838.
On se souvient en effet que la nation canadienne-française parlait peu. S'il est vrai, comme le prétend la philosophie, que la maîtrise du langage est la conséquence d'une maîtrise préalable: celle de la situation, on ne peut guère s'en étonner. Exclue de la propriété, des affaires, de l'université, du pouvoir, la nation canadienne-française avait peu de mots et lui étaient interdits d'usage «domination», «exploitation», «aliénation», «contestation», «révolte», «révolution». Mots subversifs entre tous parce que trop parfaitement descriptifs de la réalité à nommer et à changer. Elle se taisait donc.
Tout à coup, à la charnière des décennies 50 et 60, ces mots apparurent dans les discours et les écrits de quelques-uns pour parler d'indépendance et de liberté. Et la jeunesse d'alors les a trouvés si justes, si vrais, si abrasifs, si mobilisateurs qu'elle s'en est emparée et est descendue dans les rues pour les crier haut et fort, afin que toute la nation les entende et s'élance dans un mouvement irrépressible de libération. Se grossirent alors les rangs des révolutionnaires, car autant que de permettre la compréhension de ce qui est directement en cause, le mot juste permet de formuler clairement les enjeux et de situer le lieu exact du combat.
La crainte des mots justes
Or, la charge explosive des mots adéquats à la réalité des situations problématiques fait peur. Et étrangement, aux réformistes encore plus qu'aux réactionnaires. Il fallait donc désamorcer ces mots dangereux qui assuraient la fécondité des débats et des combats.
Cela a commencé par la substitution des mots «souveraineté-association» au mot «indépendance», du mot «égalité» à celui de «liberté»; cela s'est continué par la substitution des mots «prise du pouvoir» à ceux de «lutte de libération nationale», des mots «campagne de financement» à ceux de «formation» et de «mobilisation politiques», pour finir par la substitution du mot «bénévole» au mot «militant».
Sans oublier la disparition du vocabulaire politique des mots «aliénation», «domination», «exploitation», proclamés désuets. Pourtant, c'est son aliénation, c'est-à-dire son impuissance, à concevoir son identité nationale comme une et indivisible, indissociable du droit à s'autodéterminer qui soumet le peuple québécois à un développement de sa société par des puissances étrangères à ses besoins et aspirations. S'il n'y avait pas aliénation, donc soumission à cet ordre des choses, il y aurait oppression. Or, l'oppression est insupportable et donne nécessairement lieu à une lutte de libération.
Il fallait donc rayer du vocabulaire politique ces mots qui rendaient la réalité immédiatement accessible à l'entendement de l'ampleur et de la gravité des enjeux de l'indépendance.
Négation de la réalité qui, à une profondeur bien plus grande que celle de la désapprobation du sort de Pierre Laporte, a empêché le peuple québécois de se soulever contre l'envahissement de son territoire et de ses libertés par l'armée canadienne. Voilà comment errent les aspirations de la nation dans les officines du pouvoir exercé ou à prendre.
le devoir
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Indépendance du québec
Grosse fatigue
En surfant hier suis tombé sur ce blogueur français qui m'a jeté par terre.
http://grosse.fatigue.free.fr/
Des centaines de textes particulièrement incisifs.
J'en reproduis un parmi tant d'autres, pas le plus profond, le mieux écrit ou le plus pertinent, mais qui me touche à cause du sujet...et puis en fait, finalement, parcequ'en quelques phrases, il résume toutes mes obsessions des dernières années.
En espérant que l'auteur ne m'en veuille pas de reproduire son texte ici sans son autorisation.
Les philosophes contemporains sont étonnants. Ils n'ont rien à dire de la fin de l'histoire, car ce poncif pondu aux USA à la fin des années quatre-vingt les avait fait rire.
Il y avait de quoi.
Et pourtant, on assiste, sans rire, quotidiennement, à l'accroissement d'une idéologie foudroyante et castratrice : la "correctologie". Née aux USA, le pays qui n'aime personne, cette "correctologie" a traversé l'Atlantique, envahi l'Angleterre, plombé le modèle nordique, et mine aujourd'hui les pays latins. Car il s'agit de tolérance. Car il s'agit de tolérer.
Jack Lang, le roi des cons, est le porte-drapeau de cette idéologie : en un mot, il ne sait rien faire, n'a rien à reprocher à quiconque, et se satisfait d'un monde où la musique et l'art seraient réduits à l'expression simplette des babilles enfantins. Grâce à lui, un Disc-Jockey ; autrefois un pauvre type qui ne voulait pas se mettre au solfège et dont les doigts trop lourds l'empêchaient de jouer du piano ; un disc-jockey est un musicien. Et si, d'aventure, vous présentez un musicien à vos enfants, avec un instrument à la main, ils penseront, sans rire, pouvoir en jouer, car rien n'est difficile.
Si, toujours d'aventure, vous osiez leur dire que l'art est difficile, et bien, vous pourriez tomber sous le coup de la réprobation publique : tout est facile, la vie est ainsi faite, il suffit de regarder la télévision.
Tout se vaut donc.
Ça n'a pas d'importance tout ça.
http://grosse.fatigue.free.fr/
Des centaines de textes particulièrement incisifs.
J'en reproduis un parmi tant d'autres, pas le plus profond, le mieux écrit ou le plus pertinent, mais qui me touche à cause du sujet...et puis en fait, finalement, parcequ'en quelques phrases, il résume toutes mes obsessions des dernières années.
En espérant que l'auteur ne m'en veuille pas de reproduire son texte ici sans son autorisation.
Les philosophes contemporains sont étonnants. Ils n'ont rien à dire de la fin de l'histoire, car ce poncif pondu aux USA à la fin des années quatre-vingt les avait fait rire.
Il y avait de quoi.
Et pourtant, on assiste, sans rire, quotidiennement, à l'accroissement d'une idéologie foudroyante et castratrice : la "correctologie". Née aux USA, le pays qui n'aime personne, cette "correctologie" a traversé l'Atlantique, envahi l'Angleterre, plombé le modèle nordique, et mine aujourd'hui les pays latins. Car il s'agit de tolérance. Car il s'agit de tolérer.
Jack Lang, le roi des cons, est le porte-drapeau de cette idéologie : en un mot, il ne sait rien faire, n'a rien à reprocher à quiconque, et se satisfait d'un monde où la musique et l'art seraient réduits à l'expression simplette des babilles enfantins. Grâce à lui, un Disc-Jockey ; autrefois un pauvre type qui ne voulait pas se mettre au solfège et dont les doigts trop lourds l'empêchaient de jouer du piano ; un disc-jockey est un musicien. Et si, d'aventure, vous présentez un musicien à vos enfants, avec un instrument à la main, ils penseront, sans rire, pouvoir en jouer, car rien n'est difficile.
Si, toujours d'aventure, vous osiez leur dire que l'art est difficile, et bien, vous pourriez tomber sous le coup de la réprobation publique : tout est facile, la vie est ainsi faite, il suffit de regarder la télévision.
Tout se vaut donc.
Ça n'a pas d'importance tout ça.
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jeudi 21 octobre 2010
Les limites de l'endurance endurante
Ouais je sais, faut pas trop s’en faire avec ça.
La marche inexorable du monde fait que l’un dans l’autre, on va s’en sortir…un jour…
N’empêche…
Un milliard six cent millions par mois que dépense le trésor US pour les deux guerres d’Irak et d’Afghanistan, que j’ai lu hier. Et tous les indicateurs qui tendent à confirmer ce dont on se doutait bien, à savoir que la « reprise » qui devait nous sortir de la « récession » n’était qu’une petite pause avant le grand plongeon vers la dépression mondiale totale et définitive.
Cinq centmilles fonctionnaires slackés en Grande Bretagne dans la prochaine année a-t-on appris aussi la même journée. Pas deux milles… cinq cent milles !!!!
Entre un million et cinq millions de français qui manifestent depuis une semaine. Les CRS qui en ont plein les bras. Pénurie de pétrole un peu partout.
Alors moi, innocent comme toujours, je suis curieux. Je veux savoir ce que les médias ont à dire sur ces sujets.
Ce midi à la radio nationale:
Premier topo: le colonel machin, psychopathe de Trenton, qui a égorgé des tites soldates en série en se branlant sur leurs sous-vêtements… condamné à vie…Bon. Le Devoir, sur ce sujet, fait des entrefilets en page trois comme il se doit. La radio d’état, elle, choisit de faire la compétition aux journaux jaunes sur le terrain du voyeurisme mais avec une tite note de nation building en braillant sur le sort des pauvres soldats ébranlés. Bon. On est habitué.
Deuxième topo : Stephen Harper va donner des munitions à Jean Charest pour l’empêcher de perdre la face dans le dossier du gisement de Old Harry que Terre-Neuve veut exploiter sur notre territoire sans notre consentement. Bon… petite propagande fédéraliste ordinaire. On est habitué
Troisième topo : le prix Sakharov pour Guillermo Fariñas, le dissident cubain !…Colisse de tabarnak ! C’est juste la troisième fois que ce prix est décerné à un «dissident» cubain en 22 ans. Encore une estie de française de radio-canne qui fait ce topo! Je sais pas ou ils les prennent. C’est une légion ! À croire qu’ils recrutent tous les journalistes collabos de France, pétainistes à la Sarko ou humanistes larmoyants pro-Otan à la Kouchner. Le topo parlait d’une prédisposition du « dissident » à vivre en martyr, ayant fait plus de 23 grèves de la faim…Estie de colisse !!! De la grosse tabarnak de marde dégoulinante de par la bouche de Sauron, direct en personne. Le communiqué du NED sans retouches.
J’ai pas attendu le quatrième topo. Question de limites à l'endurance endurante.
Ouais je sais…Faut pas s’en faire avec ça…
Mais y’a rien à faire, je m’habitue pas.
La marche inexorable du monde fait que l’un dans l’autre, on va s’en sortir…un jour…
N’empêche…
Un milliard six cent millions par mois que dépense le trésor US pour les deux guerres d’Irak et d’Afghanistan, que j’ai lu hier. Et tous les indicateurs qui tendent à confirmer ce dont on se doutait bien, à savoir que la « reprise » qui devait nous sortir de la « récession » n’était qu’une petite pause avant le grand plongeon vers la dépression mondiale totale et définitive.
Cinq centmilles fonctionnaires slackés en Grande Bretagne dans la prochaine année a-t-on appris aussi la même journée. Pas deux milles… cinq cent milles !!!!
Entre un million et cinq millions de français qui manifestent depuis une semaine. Les CRS qui en ont plein les bras. Pénurie de pétrole un peu partout.
Alors moi, innocent comme toujours, je suis curieux. Je veux savoir ce que les médias ont à dire sur ces sujets.
Ce midi à la radio nationale:
Premier topo: le colonel machin, psychopathe de Trenton, qui a égorgé des tites soldates en série en se branlant sur leurs sous-vêtements… condamné à vie…Bon. Le Devoir, sur ce sujet, fait des entrefilets en page trois comme il se doit. La radio d’état, elle, choisit de faire la compétition aux journaux jaunes sur le terrain du voyeurisme mais avec une tite note de nation building en braillant sur le sort des pauvres soldats ébranlés. Bon. On est habitué.
Deuxième topo : Stephen Harper va donner des munitions à Jean Charest pour l’empêcher de perdre la face dans le dossier du gisement de Old Harry que Terre-Neuve veut exploiter sur notre territoire sans notre consentement. Bon… petite propagande fédéraliste ordinaire. On est habitué
Troisième topo : le prix Sakharov pour Guillermo Fariñas, le dissident cubain !…Colisse de tabarnak ! C’est juste la troisième fois que ce prix est décerné à un «dissident» cubain en 22 ans. Encore une estie de française de radio-canne qui fait ce topo! Je sais pas ou ils les prennent. C’est une légion ! À croire qu’ils recrutent tous les journalistes collabos de France, pétainistes à la Sarko ou humanistes larmoyants pro-Otan à la Kouchner. Le topo parlait d’une prédisposition du « dissident » à vivre en martyr, ayant fait plus de 23 grèves de la faim…Estie de colisse !!! De la grosse tabarnak de marde dégoulinante de par la bouche de Sauron, direct en personne. Le communiqué du NED sans retouches.
J’ai pas attendu le quatrième topo. Question de limites à l'endurance endurante.
Ouais je sais…Faut pas s’en faire avec ça…
Mais y’a rien à faire, je m’habitue pas.
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mercredi 20 octobre 2010
La "tolérance"
Wassyla Tamzali
"Une femme en colère"
Interviewée par Dutrizac
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=82382
"La liberté de religion, ça n'existe pas"
"La limite de la tolérance: c'est l'intolérable."
"Le féminisme musulman est un oxymore"
"Aujourd'hui, le principe de liberté et de l'égalité entre les hommes et les femmes n'est plus le moteur de l'histoire pour faire avancer les sociétés vers la démocratie. Le seul moteur qui fait avancer (dans le mur d'ailleurs) l'histoire des femmes aujourd'hui dans les sociétés arabo-islamiques, c'est la reconnaissance de l'identité et la reconnaissance de la religion."
"(...) Vous avez des femmes chercheures à l'institut des science humaines à Paris (...) maîtres de recherche (..) en sciences politiques à Paris, qui viennent vous dire que vous ne représentez plus rien, que vous n'existez plus sur l'échiquier les luttes des individus pour la liberté et qu'aujourd'hui, ce qui compte c'est de prendre l'Islam et d'en faire un moyen de défense, de luttes..."
"Voiler les femmes, c'est un archaisme,dont les pays Européens sortent à peine."
"Je suis contre les musulmans modérés. Je suis pour les musulmans courageux"
Des truismes.
Mais étant donnée que la maladie mentale du muticulturalisme est maintenant un dogme enseigné dans les grandes écoles occidentales, il faut rappeler le BA BA.
La discussion sur le racisme est plus complexe mais fort intéressante étant donné le réflexe à la limite de la xénophobie de l'animateur.
"Une femme en colère"
Interviewée par Dutrizac
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=82382
"La liberté de religion, ça n'existe pas"
"La limite de la tolérance: c'est l'intolérable."
"Le féminisme musulman est un oxymore"
"Aujourd'hui, le principe de liberté et de l'égalité entre les hommes et les femmes n'est plus le moteur de l'histoire pour faire avancer les sociétés vers la démocratie. Le seul moteur qui fait avancer (dans le mur d'ailleurs) l'histoire des femmes aujourd'hui dans les sociétés arabo-islamiques, c'est la reconnaissance de l'identité et la reconnaissance de la religion."
"(...) Vous avez des femmes chercheures à l'institut des science humaines à Paris (...) maîtres de recherche (..) en sciences politiques à Paris, qui viennent vous dire que vous ne représentez plus rien, que vous n'existez plus sur l'échiquier les luttes des individus pour la liberté et qu'aujourd'hui, ce qui compte c'est de prendre l'Islam et d'en faire un moyen de défense, de luttes..."
"Voiler les femmes, c'est un archaisme,dont les pays Européens sortent à peine."
"Je suis contre les musulmans modérés. Je suis pour les musulmans courageux"
Des truismes.
Mais étant donnée que la maladie mentale du muticulturalisme est maintenant un dogme enseigné dans les grandes écoles occidentales, il faut rappeler le BA BA.
La discussion sur le racisme est plus complexe mais fort intéressante étant donné le réflexe à la limite de la xénophobie de l'animateur.
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mardi 19 octobre 2010
La loi 115, la crise d'octobre et la démocratie par le bâillon
Ça faisait donc quarante ans dimanche que Pierre Laporte était retrouvé mort dans le coffre d'une voiture et que Pierre Trudeau proclamait la loi des mesures de guerre.
Contrairement à l’avis de Foglia dans la Presse qui prétend que ça ne sert à rien de ressasser cette histoire car le « pouvoir » s’en sert encore aujourd’hui comme d’un repoussoir de la souveraineté, je crois plutôt que c’est la responsabilité des intellectuels de cette génération de raconter aux générations suivantes les circonstances de cette vaste manipulation étatique.
Un détail parmi d’autres qui refait surface dans les débats des dernières semaines sur le sujet, c’est à quel point les relations de Laporte avec la mafia ont été savamment utilisées par la bande à Bourassa après coup pour diriger les soupçons du grand public vers la théorie nébuleuse du règlement de compte mafieux (ce qui n’est pas sans rappeler un certain meurtre à Dallas). Un autre détail se rapporte à l’indignation des proches de Laporte, dont sa propre femme, qui étaient convaincu d’un complot de la part de garde rapprochée de Bourassa pour sacrifier un adversaire gênant. Quand bien même c’est vraiment Francis Simard qui aurait étranglé par accident le politicien véreux, les circonstances entourant toute l’affaire me semble un exemple particulièrement frappant de la capacité du pouvoir à kidnapper la démocratie de manière totale et permanente.
Oui, je sais, tout l’monde s’en colisse… mais pas moi.
Incidemment, quarante ans après la nuit fatidique de la mort de Laporte et de la déclaration des mesures de guerre, les parlementaires québécois ont passé la nuit dernière à se quereller sur la question de l’adoption de la loi 115, imposée encore une fois grâce au bâillon de Jean Charest. Cette loi s’attaque pour la première fois au cœur de la loi 101, comme dit Josée Legault, en introduisant des mesures d’exception pour légaliser la pratique de l’école passerelle, les citoyens fortunés non-anglophones pouvant désormais, en payant des frais de scolarité exorbitants dans des écoles non-subventionnés pendant trois ans, s’acheter un droit transférable à sa fratrie et à sa descendance pour fréquenter l’école anglaise régulière. C’est l’esprit de la loi 101 qui vole en éclat et qui nous ramène, collectivement, quarante ans en arrière.
Tout de même, on pourrait trouver matière à forces rigolades en relevant l’astuce orwellienne incarnée dans la loi, si elle n’était pas si pathétique. Le critère d’admissibilité principal d’un enfant qui voudra fréquenter l’école passerelle sera celui de son « parcours authentique ».
J’ai hâte de voir comment s’incarnera dans les faits une telle application de la loi qui jugera les jeunes citoyens selon l’authenticité de leur parcours.
Je suppose qu’il était particulièrement agréable pour le citoyen québécois fédéraliste tendance sado-maso d’entendre le prétendant à la succession de Duplessis, l’honorable Jean Charest, narguer toute la nuit Pauline Marois qui a eu la pensée criminelle d’utiliser l’expression « petit peuple » pour évoquer la condition linguistique minoritaire des québécois en Amérique du Nord. Le serein souverain s’attribut ainsi le mérite de diriger la destinée d’un « grand peuple » tout en lui assénant, avec le baîllon, le coup de grâce annonciateur de sa disparition probable dans les prochaines générations.
Y’en aura pas de facile !
Contrairement à l’avis de Foglia dans la Presse qui prétend que ça ne sert à rien de ressasser cette histoire car le « pouvoir » s’en sert encore aujourd’hui comme d’un repoussoir de la souveraineté, je crois plutôt que c’est la responsabilité des intellectuels de cette génération de raconter aux générations suivantes les circonstances de cette vaste manipulation étatique.
Un détail parmi d’autres qui refait surface dans les débats des dernières semaines sur le sujet, c’est à quel point les relations de Laporte avec la mafia ont été savamment utilisées par la bande à Bourassa après coup pour diriger les soupçons du grand public vers la théorie nébuleuse du règlement de compte mafieux (ce qui n’est pas sans rappeler un certain meurtre à Dallas). Un autre détail se rapporte à l’indignation des proches de Laporte, dont sa propre femme, qui étaient convaincu d’un complot de la part de garde rapprochée de Bourassa pour sacrifier un adversaire gênant. Quand bien même c’est vraiment Francis Simard qui aurait étranglé par accident le politicien véreux, les circonstances entourant toute l’affaire me semble un exemple particulièrement frappant de la capacité du pouvoir à kidnapper la démocratie de manière totale et permanente.
Oui, je sais, tout l’monde s’en colisse… mais pas moi.
Incidemment, quarante ans après la nuit fatidique de la mort de Laporte et de la déclaration des mesures de guerre, les parlementaires québécois ont passé la nuit dernière à se quereller sur la question de l’adoption de la loi 115, imposée encore une fois grâce au bâillon de Jean Charest. Cette loi s’attaque pour la première fois au cœur de la loi 101, comme dit Josée Legault, en introduisant des mesures d’exception pour légaliser la pratique de l’école passerelle, les citoyens fortunés non-anglophones pouvant désormais, en payant des frais de scolarité exorbitants dans des écoles non-subventionnés pendant trois ans, s’acheter un droit transférable à sa fratrie et à sa descendance pour fréquenter l’école anglaise régulière. C’est l’esprit de la loi 101 qui vole en éclat et qui nous ramène, collectivement, quarante ans en arrière.
Tout de même, on pourrait trouver matière à forces rigolades en relevant l’astuce orwellienne incarnée dans la loi, si elle n’était pas si pathétique. Le critère d’admissibilité principal d’un enfant qui voudra fréquenter l’école passerelle sera celui de son « parcours authentique ».
J’ai hâte de voir comment s’incarnera dans les faits une telle application de la loi qui jugera les jeunes citoyens selon l’authenticité de leur parcours.
Je suppose qu’il était particulièrement agréable pour le citoyen québécois fédéraliste tendance sado-maso d’entendre le prétendant à la succession de Duplessis, l’honorable Jean Charest, narguer toute la nuit Pauline Marois qui a eu la pensée criminelle d’utiliser l’expression « petit peuple » pour évoquer la condition linguistique minoritaire des québécois en Amérique du Nord. Le serein souverain s’attribut ainsi le mérite de diriger la destinée d’un « grand peuple » tout en lui assénant, avec le baîllon, le coup de grâce annonciateur de sa disparition probable dans les prochaines générations.
Y’en aura pas de facile !
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lundi 18 octobre 2010
Réplique à Létourneau
Ma réplique à Jocelyn Létourneau sur la crise d'ocobre et la société québécoise "paisible et tranquille" se retrouve dans l'aut journal aujourd'hui.
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Crise d'octobre
samedi 16 octobre 2010
La constellation du lynx

Bon Bon. C'est une nouvelle passée date, mais je peux pas résister à la tentation de signaler à mes innombrables lecteurs la parution du livre de Louis Hamelin, la Constellation du lynx.
Pas trop au courant des parutions littéraires québecoise, j'en ai entendu parler pour la première fois chez Sandra Gordon... blogueuse et auteure du corpuscule de Krause.
La dithyrambe serait beaucoup trop enflée si je m'essayais à faire une critique à chaud, ça fait que je vas disgresser à fond.
Moi, Nègre blanc d'Amérique de Pierre Vallière, je l'ai lu à vingt ans dans un tit appart rue St Laurent, entre ma job de laveur de vaisselles, les répètes avec mon band de rock québécois et mon marché à 30 $ par semaine. J’avais beau venir d'une famille relativement à l'aise d'Outremont et vivre dans une société beaucoup moins pauvre que celle que décrivait Vallière, j'avais la nette impression que les mécanismes d'oppression n'avait pas changé une miette. J'avais beau avoir fréquenté trois ans le même collège privé d'ou venait Bourgault, Chrétien pi Trudeau, je voyais pas dans quel mouvement j'aurais pu m'inscrire pour avoir l'impression de faire "quelque chose". Néanmoins, j'étais prêt à assumer les conséquences qui venait avec le choix d'essayer de vivre avec un peu de liberté. Choix que je n'ai jamais regretté. J'ai écris une coupe de bonnes tounes, visité la province, eu quelques moments de pur plaisir et appris quelques trucs du métier de musicien.
Tout ça pour dire que le FLQ pour moi, ça a toujours signifié le début de la résistance active au Québec, quelque chose qui commandait le plus grand respect. La majorité de ce qui a été accompli de positif, après les événements d'octobre, à mon sens, a découlé de cet ensemble de bouillabaisse idéaliste propre à la génération de mes parents.
Le référendum de 95, il m'est pas rentré dans la gorge autant qu'il aurait du. Je pensais vraiment, sincèrement, naïvement, que la bataille allait continuer encore des années. Tout s'est effiloché graduellement, de lambeaux de projets de société en compromission génante. Et je sais qu'au bout du compte, j'ai pas fait grand choses ou à tout le moins, que j'en ai pas fait assez. Je m'étais bien promis d'écrire une coupe de tounes sur ma génération qui allaient être encore plus cinglantes que celles que j'avais fait sur la précédente. Ça reste à faire.
Puis est arrivé le 11 septembre et les guerres d'occupation d'Ottawa qui s'alignait sur Washington. J'en ai fait une maladie dont je ne me suis toujours pas remis.
En ce quarantième anniversaire de la crise d'octobre, on a eu droit dans les médias à quelques commentaires intéressants et à une tonne de bullshite provincialiste et désespérante de mauvaise foi. Hamelin arrive avec ce roman qui n'hésite pas à aborder les thèmes de la "complotite aigue" avec une reconstruction narrative qui extrait le jus des mythes et des faits jusqu'à la dernière goutte.
Après avoir passé à travers une demi-douzaine de livres sur la question, je m'étais réservé celui-là pour la fin. Je me trouvais dans un chalet de Mont Laurier, un lieu qui résonnait au boutte avec le décor Abitibien qui hante le récit . Je l'ai dévoré en une nuit.
Quoi d'autres pour vous convaincre de la nécessité de lire ce livre?
Lire les critiques qui se trouve sur le site de l'éditeur Boréal en particulier celle de Jean Barbe.
Et vous laisser avec ce texte en exergue qui résume assez bien la patente :
Des fois, Sam, j’ai l’impression que la lumière des faits nous parvient de très loin, comme celle des étoiles mortes. Et que nous nageons en plein arbitraire quand nous essayons de relier les points pour obtenir une figure plausible… Peut-être que les explications que nous cherchons ne sont jamais que des approximations, des esquisses chargées de sens, comme les constellations : nous dessinons des chiens et des chaudrons là ou règne la glace éternelle des soleils éteints.
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dimanche 10 octobre 2010
Comment font-ils ?
Une psychologue de la caserne de St Jean est interviewée à la radio d’état. Son travail consiste à préparer les soldats à leur mission civilisatrice en Afghanistan. Vers la fin de l'interview, la discussion tourne autour des motivations profondes des religieux islamistes masculins dans ce conflit. L’avancée de la civilisation, nous dit la psychologue, allant de pair avec le mouvement d’émancipation des femmes, menace le patriarcat. Bloqué sexuellement, ces groupes armés deviennent de plus en plus radicaux. Je résume grossièrement.
Je ne sais rien moi. Je sais pas si ça fait débander de voir toute sa famille détruite par un missile largué par un drone. Mais je suis bien d’accord pour dire que ce qui bloque sexuellement ces pauvres hommes, c’est d’abord la peur de perdre leur privilège en accueillant chez eux notre modèle démocratique. Tout le reste est secondaire.
Je suis en train de lire la charge d’Onfrey sur Freud. Malgré son style prétentieux, je trouve son travail très à propos dans le contexte.
****
La Fédération des Femmes du Québec (FFQ) lance une campagne contre la guerre en Afghanistan. Une vidéo qui met en scène une mère de soldat endeuillée a pour cible principale, la propagande de l’armée dans les écoles (cette armée qui ne recule devant aucune technique de marketing pour attirer les jeunes hommes en mal d’aventure). Une phrase, à la fin mentionne que si elle avait su que ses enfants servirait de chair à canon, elle n’aurait pas fait d’enfant.
Survient un tollé provenant des mères de militaires. Sur le site de la FFQ, les commentaires ulcérés des militaristes sont fort instructifs. La plupart des commentairess invoquent la défense des valeurs démocratiques pour justifier la guerre, mais du même souffle, exige le retrait complet du message. Moi j’admire ça du monde qui ont des principes. Un argument qui m’a définitivement convaincu, c’est celui qui plaide pour la préservation de notre droit à faire du magasinage en toute sécurité.
Je vous épargne Martineau sur le sujet, c’est la limite de la vulgarité que je refuses de franchir sur ce site…(aujourd’hui..) héhé…
*****
Tiens on viens de décerner le Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, un dissident chinois très populaire. Les commentateurs se jettent sur la nouvelle avec empressement saluant le courage de la célèbre académie au moment ou la Chine augment son prestige de jours en jours au tiers-monde, en engageant de la main d’oeuvre locale à bon marché au lieu de l'exterminée.
Le Nobel de la paix de l’an passé allait à Barrack Obama. Certains diront que c'est la même stratégie: mettre de la pression d'un côté comme de l'autre.Pas pire comme contraste quand même dans le traitement de ces deux pays.
On attend toujours le Nobel pour Malaia Joya, la dissidente Afghane.
Je ne sais rien moi. Je sais pas si ça fait débander de voir toute sa famille détruite par un missile largué par un drone. Mais je suis bien d’accord pour dire que ce qui bloque sexuellement ces pauvres hommes, c’est d’abord la peur de perdre leur privilège en accueillant chez eux notre modèle démocratique. Tout le reste est secondaire.
Je suis en train de lire la charge d’Onfrey sur Freud. Malgré son style prétentieux, je trouve son travail très à propos dans le contexte.
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La Fédération des Femmes du Québec (FFQ) lance une campagne contre la guerre en Afghanistan. Une vidéo qui met en scène une mère de soldat endeuillée a pour cible principale, la propagande de l’armée dans les écoles (cette armée qui ne recule devant aucune technique de marketing pour attirer les jeunes hommes en mal d’aventure). Une phrase, à la fin mentionne que si elle avait su que ses enfants servirait de chair à canon, elle n’aurait pas fait d’enfant.
Survient un tollé provenant des mères de militaires. Sur le site de la FFQ, les commentaires ulcérés des militaristes sont fort instructifs. La plupart des commentairess invoquent la défense des valeurs démocratiques pour justifier la guerre, mais du même souffle, exige le retrait complet du message. Moi j’admire ça du monde qui ont des principes. Un argument qui m’a définitivement convaincu, c’est celui qui plaide pour la préservation de notre droit à faire du magasinage en toute sécurité.
Je vous épargne Martineau sur le sujet, c’est la limite de la vulgarité que je refuses de franchir sur ce site…(aujourd’hui..) héhé…
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Tiens on viens de décerner le Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, un dissident chinois très populaire. Les commentateurs se jettent sur la nouvelle avec empressement saluant le courage de la célèbre académie au moment ou la Chine augment son prestige de jours en jours au tiers-monde, en engageant de la main d’oeuvre locale à bon marché au lieu de l'exterminée.
Le Nobel de la paix de l’an passé allait à Barrack Obama. Certains diront que c'est la même stratégie: mettre de la pression d'un côté comme de l'autre.Pas pire comme contraste quand même dans le traitement de ces deux pays.
On attend toujours le Nobel pour Malaia Joya, la dissidente Afghane.
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jeudi 7 octobre 2010
Que faire avec les historiens révisionnistes ?
Dans le Devoir d’aujourd’hui, un certain Jocelyn Létourneau de l’université Laval, un révisionniste de «la chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain», invité et chercheur à «l’Institute for the Study of the Americas de l'Université de Londres» se demande que faire d’octobre 70.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/297592/libre-opinion-que-faire-d-octobre-70
Il prend pour point de départ deux textes antagonistes publiés dans les journaux, pour s’interroger sur l’importance ou non de revenir sur la crise d’octobre.
Pour Foglia , nous dit l’historien : « passer à l'avenir est une nécessité »
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201010/01/01-4328856-le-passe-qui-ne-passe-pas.php
Pour Josée boileau , « Octobre 1970 doit rester un événement vivant par l'histoire »
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/297592/libre-opinion-que-faire-d-octobre-70
Outre le fait que le résumé du texte de Foglia fait très mal paraitre ce dernier, aussi contestable soit son opinion, la manœuvre est pour le moins douteuse d’opposer ainsi deux souverainistes « modérés » dans ce débat alors que les fédéralistes se tordent de rire avec leur raccourci radio-canadien. Douteuse mais bien trouvée.
Le déchaînement médiatique et discursif des derniers jours a (..) donné à l'événement une importance et une signification qu'il ne possède pas et que le temps n'a pas modifiées en mieux ou en pis. (…)Il est au Québec une pensée et un agir rebelles qui aiment bien confondre leurs traditions et histoires avec celles de la société dans son ensemble. À lire certains textes, à entendre certains discoureurs, on a l'impression que toute une collectivité était, en octobre 1970, au bord de l'insurrection, que son destin allait se jouer pour de bon et que, selon le résultat de l'opération (terroriste d'un côté, de terreur de l'autre), rien ne serait plus comme auparavant.
Dans chaque bémol du passé québécois, il faudrait cesser de voir une note historique décisive.
Hum hum ! Pardon ? La crise d’octobre, un bémol du passé québécois ? Et pourquoi pas un dièse monsieur l’historien. Pourquoi pas un cluster sur un point d’orgue ?
Non, la mort de Pierre Laporte, déplorable à tous points de vue, n'a pas marqué la mort de l'indépendance ni celle du mouvement nationaliste.
En vertu de quelle autorité supérieure vous appuyez vous pour affirmer que la mort de Laporte est déplorable à tout point de vue ? Il est plus que probable que cette mort n’était pas du tout déplorable du point de vue des idéologues réactionnaires d’Ottawa.
Non, la Loi sur les mesures de guerre, condamnable par ses excès et abaissante pour une collectivité comme l'a dit René Lévesque, n'a pas muselé la société.
Condamnable uniquement « par ses excès », la loi des mesures de guerre appliquées au contexte de 1970 ? Alors que l’éminent bouffon vient juste de nous dire qu’il n’y avait pas l’ombre d’une insurrection appréhendée ? Alors que même l’ultra-fédéraliste et réactionnaire juge Ouimet a désavoué cette loi, renversant une décision du pouvoir exécutif et reconnaissant que l’habeas corpus britannique datant du moyen-âge avait préséance sur cette infâme manœuvre fédérale ? La loi des mesures de guerre n'est pas une loi « condamnable par ses excès », mais le point de rupture entre l'état de droit et le terrorisme d'état.
Non, le Québec, malgré la déroute felquiste, n'a pas stoppée sa marche vers l'avant ni abandonné ses idéaux progressistes.
Hum hum ???La marche vers l’avant ? Cela me rappelle Pierre Bourgault dans Moi je m’en souviens, parlant de René Lévesque en 82 qui mettait encore sa tête sur le billot pour éloigner les « extrémistes » de son parti qui refusaient son « beau risque » alors qu’il venait de faire subir aux québécois la plus grave défaite politique depuis la conquête : « Je vous ai amené sur le bord du gouffre nous dit Trudeau, faisons encore un pas nous dit Lévesque. »
Quant aux idéaux progressistes, j’aimerais bien que le brillant analyste nous explique où il voit cet idéal s’incarner dans la société québécoise d’aujourd’hui, alors que non content d’avoir vu la majorité de la gauche du PQ se réfugier chez le parti marginal de Québec Solidaire et d’avoir désavoué le restant de courant syndical encore représenté par la SPQ libre tout dernièrement, nos lucides nationalistes menacent maintenant de recréer le crédit social pour déborder le parti libéral sur sa droite !!!
Ce que certains acteurs de l'époque et quelques sympathisants d'hier et d'aujourd'hui aiment bien présenter comme un événement déterminant de l'histoire du Québec ne fut en réalité qu'un bruit du passé dont l'écho entretenu correspond mal à l'histoire vécue.
Bien sûr la strappe et le baillon de « la chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain » correspondent en tout point à l’ «histoire vécue» de la majeure partie de la population. Et «l’écho entretenu», lui, il est mieux de surveiller ces paroles s’il ne veut pas finir comme ce citoyen de Lachine qui vient d’être arrêté de manière préventive pour menace de mort alors qu’il exprimait sa colère sur Facebook.
http://videos.lcn.canoe.ca/video/en-vedette/les-dernieres-nouvelles/8805187001/un-homme-de-41-ans-qui-disait-vouloir-faire-exploser/626202321001
Octobre 70 est mémorable en ce qu'il rappelle surtout à quel point la société québécoise, depuis fort longtemps, fustige le radicalisme et reste de marbre devant l'extrémisme, l'utopisme ou le dogmatisme.L'événement est marquant en ce qu'il remémore éloquemment à quel point la primauté du politique demeure, chez les Québécois, une valeur et une vertu cardinale qu'ils ne sont pas prêts à sacrifier au brillant des terres promises.
L'épisode est essentiel en ce qu'il expose explicitement, une fois de plus, à quel point la violence est un horizon dans lequel bien peu de Québécois ont envie d'investir, de glisser ou de se laisser entraîner.
Encore une fois, le radicalisme, l’extrémisme, l’utopisme ou le dogmatisme sont l’apanage exclusif du mouvement felquiste honni. Le bilinguisme coast to coast ne relève pas de l’utopisme et l’imposition radicale du multiculturalisme à la sauce empire britannique ne relève pas non plus du dogmatisme. Le rapatriement de la constitution de Pierre Trudeau sans le consentement du Québec est un acte emprunt d’une grande modération qui « laisse de marbre les québécois » et illustre à quel point la « primauté du politique » si chère à Monsieur Létourneau a servi de mieux en mieux leurs intérêts, il va sans dire. De plus, ce refus du radicalisme de la majorité, cette «valeur cardinale» est une caractéristique onthologique du peuple québécois qui ne s'explique pas par des circonstances historiques précises.
Plus que tout, Octobre 70 fut une confirmation de ce qu'est fondamentalement le Québec par rapport aux représentations rapides et emportées qu'on peut en faire: une société pacifique où la temporisation et la circonspection l'emportent sur l'excitation et la précipitation.
Il importe de le redire au risque de déplaire: le Québec est une société paisible et tranquille qui se reproduit à l'intérieur d'un cadre général où le démesuré est désavoué et où le réservé est apprécié. Telle est la culture politique nationale. On sera ou non consterné par cet humanisme, il impose sa présence forte à toute tentative de saisir et de comprendre la condition québécoise dans le temps — y compris à l'époque d'Octobre 70.
Rien d’étonnant à ce que le chercheur «invité » de «l’Institute for the Study of the Americas de l'Université de Londres» veuille faire passer des vessies pour des lanternes et donner la papate à ces maîtres. La maladie mentale affecte la majeure partie de nos élites. N’avons pas eu droit dernièrement à un atroce film hollywoodien dirigé par Jean-Marc Vallée qui dépeignait la reine Victoria comme une activiste de gauche ? Pas étonnant que ce soit un québécois qui s’y soit collés. Probablement que même un britannique n’aurait pas osé endosser un tel travestissement des faits historiques.
Par contre, je me demande dans quel but le Devoir publie de telles provocations qui ne font qu'aggraver le sentiment de colère des citoyens envers leurs élites méprisantes. Le mouvement souverainiste est au tapis et Monsieur Létourneau ne trouve rien de mieux à faire que de banaliser les manifestations les plus saillantes de son histoire.
La «culture politique nationale» n’est pas un long fleuve tranquille. Le peuple québécois s’est fait laminé de bout en bout de son histoire et ne doit sa survivance qu’à une extrême détermination, d’immenses sacrifices et quelques révoltes réprimés dans le sang.
Aujourd’hui grâce au bon soin des chaires de propagandes financées par le fédéral, cette société paisible et tranquille se retrouve coincée à droite par le discours des cheerleaders pantentés du patriot act et de la guerre en Afghanistan tels les Richard Martineau et Mario Roy et, à gauche, par celui de cette pseudo- gauche efficace, ces Obamistes qui cautionnent des «réformes» qui accentuent chaque jour d’avantage encore la fracture sociale ?
Au coin de ma rue, un arabe vient de se faire liquider par une gagne de rue.
Même l’expression « monstrueusement en paix » de Wajdi Mouawad ne tient plus la route. Nous canardons à qui mieux mieux aux côtés de l’empire américain, des populations entières avec des missiles remplis d’uranium appauvri.
Paisible et tranquille, mon cul !!!
Jean-François Thibaud
7 octobre 2010
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/297592/libre-opinion-que-faire-d-octobre-70
Il prend pour point de départ deux textes antagonistes publiés dans les journaux, pour s’interroger sur l’importance ou non de revenir sur la crise d’octobre.
Pour Foglia , nous dit l’historien : « passer à l'avenir est une nécessité »
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201010/01/01-4328856-le-passe-qui-ne-passe-pas.php
Pour Josée boileau , « Octobre 1970 doit rester un événement vivant par l'histoire »
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/297592/libre-opinion-que-faire-d-octobre-70
Outre le fait que le résumé du texte de Foglia fait très mal paraitre ce dernier, aussi contestable soit son opinion, la manœuvre est pour le moins douteuse d’opposer ainsi deux souverainistes « modérés » dans ce débat alors que les fédéralistes se tordent de rire avec leur raccourci radio-canadien. Douteuse mais bien trouvée.
Le déchaînement médiatique et discursif des derniers jours a (..) donné à l'événement une importance et une signification qu'il ne possède pas et que le temps n'a pas modifiées en mieux ou en pis. (…)Il est au Québec une pensée et un agir rebelles qui aiment bien confondre leurs traditions et histoires avec celles de la société dans son ensemble. À lire certains textes, à entendre certains discoureurs, on a l'impression que toute une collectivité était, en octobre 1970, au bord de l'insurrection, que son destin allait se jouer pour de bon et que, selon le résultat de l'opération (terroriste d'un côté, de terreur de l'autre), rien ne serait plus comme auparavant.
Dans chaque bémol du passé québécois, il faudrait cesser de voir une note historique décisive.
Hum hum ! Pardon ? La crise d’octobre, un bémol du passé québécois ? Et pourquoi pas un dièse monsieur l’historien. Pourquoi pas un cluster sur un point d’orgue ?
Non, la mort de Pierre Laporte, déplorable à tous points de vue, n'a pas marqué la mort de l'indépendance ni celle du mouvement nationaliste.
En vertu de quelle autorité supérieure vous appuyez vous pour affirmer que la mort de Laporte est déplorable à tout point de vue ? Il est plus que probable que cette mort n’était pas du tout déplorable du point de vue des idéologues réactionnaires d’Ottawa.
Non, la Loi sur les mesures de guerre, condamnable par ses excès et abaissante pour une collectivité comme l'a dit René Lévesque, n'a pas muselé la société.
Condamnable uniquement « par ses excès », la loi des mesures de guerre appliquées au contexte de 1970 ? Alors que l’éminent bouffon vient juste de nous dire qu’il n’y avait pas l’ombre d’une insurrection appréhendée ? Alors que même l’ultra-fédéraliste et réactionnaire juge Ouimet a désavoué cette loi, renversant une décision du pouvoir exécutif et reconnaissant que l’habeas corpus britannique datant du moyen-âge avait préséance sur cette infâme manœuvre fédérale ? La loi des mesures de guerre n'est pas une loi « condamnable par ses excès », mais le point de rupture entre l'état de droit et le terrorisme d'état.
Non, le Québec, malgré la déroute felquiste, n'a pas stoppée sa marche vers l'avant ni abandonné ses idéaux progressistes.
Hum hum ???La marche vers l’avant ? Cela me rappelle Pierre Bourgault dans Moi je m’en souviens, parlant de René Lévesque en 82 qui mettait encore sa tête sur le billot pour éloigner les « extrémistes » de son parti qui refusaient son « beau risque » alors qu’il venait de faire subir aux québécois la plus grave défaite politique depuis la conquête : « Je vous ai amené sur le bord du gouffre nous dit Trudeau, faisons encore un pas nous dit Lévesque. »
Quant aux idéaux progressistes, j’aimerais bien que le brillant analyste nous explique où il voit cet idéal s’incarner dans la société québécoise d’aujourd’hui, alors que non content d’avoir vu la majorité de la gauche du PQ se réfugier chez le parti marginal de Québec Solidaire et d’avoir désavoué le restant de courant syndical encore représenté par la SPQ libre tout dernièrement, nos lucides nationalistes menacent maintenant de recréer le crédit social pour déborder le parti libéral sur sa droite !!!
Ce que certains acteurs de l'époque et quelques sympathisants d'hier et d'aujourd'hui aiment bien présenter comme un événement déterminant de l'histoire du Québec ne fut en réalité qu'un bruit du passé dont l'écho entretenu correspond mal à l'histoire vécue.
Bien sûr la strappe et le baillon de « la chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain » correspondent en tout point à l’ «histoire vécue» de la majeure partie de la population. Et «l’écho entretenu», lui, il est mieux de surveiller ces paroles s’il ne veut pas finir comme ce citoyen de Lachine qui vient d’être arrêté de manière préventive pour menace de mort alors qu’il exprimait sa colère sur Facebook.
http://videos.lcn.canoe.ca/video/en-vedette/les-dernieres-nouvelles/8805187001/un-homme-de-41-ans-qui-disait-vouloir-faire-exploser/626202321001
Octobre 70 est mémorable en ce qu'il rappelle surtout à quel point la société québécoise, depuis fort longtemps, fustige le radicalisme et reste de marbre devant l'extrémisme, l'utopisme ou le dogmatisme.L'événement est marquant en ce qu'il remémore éloquemment à quel point la primauté du politique demeure, chez les Québécois, une valeur et une vertu cardinale qu'ils ne sont pas prêts à sacrifier au brillant des terres promises.
L'épisode est essentiel en ce qu'il expose explicitement, une fois de plus, à quel point la violence est un horizon dans lequel bien peu de Québécois ont envie d'investir, de glisser ou de se laisser entraîner.
Encore une fois, le radicalisme, l’extrémisme, l’utopisme ou le dogmatisme sont l’apanage exclusif du mouvement felquiste honni. Le bilinguisme coast to coast ne relève pas de l’utopisme et l’imposition radicale du multiculturalisme à la sauce empire britannique ne relève pas non plus du dogmatisme. Le rapatriement de la constitution de Pierre Trudeau sans le consentement du Québec est un acte emprunt d’une grande modération qui « laisse de marbre les québécois » et illustre à quel point la « primauté du politique » si chère à Monsieur Létourneau a servi de mieux en mieux leurs intérêts, il va sans dire. De plus, ce refus du radicalisme de la majorité, cette «valeur cardinale» est une caractéristique onthologique du peuple québécois qui ne s'explique pas par des circonstances historiques précises.
Plus que tout, Octobre 70 fut une confirmation de ce qu'est fondamentalement le Québec par rapport aux représentations rapides et emportées qu'on peut en faire: une société pacifique où la temporisation et la circonspection l'emportent sur l'excitation et la précipitation.
Il importe de le redire au risque de déplaire: le Québec est une société paisible et tranquille qui se reproduit à l'intérieur d'un cadre général où le démesuré est désavoué et où le réservé est apprécié. Telle est la culture politique nationale. On sera ou non consterné par cet humanisme, il impose sa présence forte à toute tentative de saisir et de comprendre la condition québécoise dans le temps — y compris à l'époque d'Octobre 70.
Rien d’étonnant à ce que le chercheur «invité » de «l’Institute for the Study of the Americas de l'Université de Londres» veuille faire passer des vessies pour des lanternes et donner la papate à ces maîtres. La maladie mentale affecte la majeure partie de nos élites. N’avons pas eu droit dernièrement à un atroce film hollywoodien dirigé par Jean-Marc Vallée qui dépeignait la reine Victoria comme une activiste de gauche ? Pas étonnant que ce soit un québécois qui s’y soit collés. Probablement que même un britannique n’aurait pas osé endosser un tel travestissement des faits historiques.
Par contre, je me demande dans quel but le Devoir publie de telles provocations qui ne font qu'aggraver le sentiment de colère des citoyens envers leurs élites méprisantes. Le mouvement souverainiste est au tapis et Monsieur Létourneau ne trouve rien de mieux à faire que de banaliser les manifestations les plus saillantes de son histoire.
La «culture politique nationale» n’est pas un long fleuve tranquille. Le peuple québécois s’est fait laminé de bout en bout de son histoire et ne doit sa survivance qu’à une extrême détermination, d’immenses sacrifices et quelques révoltes réprimés dans le sang.
Aujourd’hui grâce au bon soin des chaires de propagandes financées par le fédéral, cette société paisible et tranquille se retrouve coincée à droite par le discours des cheerleaders pantentés du patriot act et de la guerre en Afghanistan tels les Richard Martineau et Mario Roy et, à gauche, par celui de cette pseudo- gauche efficace, ces Obamistes qui cautionnent des «réformes» qui accentuent chaque jour d’avantage encore la fracture sociale ?
Au coin de ma rue, un arabe vient de se faire liquider par une gagne de rue.
Même l’expression « monstrueusement en paix » de Wajdi Mouawad ne tient plus la route. Nous canardons à qui mieux mieux aux côtés de l’empire américain, des populations entières avec des missiles remplis d’uranium appauvri.
Paisible et tranquille, mon cul !!!
Jean-François Thibaud
7 octobre 2010
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mercredi 6 octobre 2010
De retour après la pause
Le nouveau millénaire s’annonce à la Radio Trash de la civilisation
Les chacals et les carcajous ont financé le party d’anniversaire
Dans un coin le génocide multiculturel total et définitif
Et sa suite de généraux, de grands avocats, et de corsaires
Le MC annonce le grand prix Monsanto du terrorisme
Les participants devront exécuter un extrémiste islamiste à main nu
Suit un vidéo clip
Bock Poutine et Titsou font un revival ou alors, c’est Michael Jean qui chante Jusqu’au bout de nos rêves !
Ensuite, une séance de psychanalyse de groupe des participants devant les caméras. Ceux-ci doivent parler de leur épreuve et de leur vécu. Un caporal de l’armée canadienne, spécialiste en syndrôme post-traumatique, supervise cette étape
Une rangée d’Infirmière avec des pancartes se lèvent dans la foule en scandant ; «J’en ai marre, chu a boutte, vot systême c’est d’la shnoutte!» Et elles se jettent par la fenêtre.
Intervention rapide du clown de service, André Caillé, Michael Fortier, ou Lulu lui—même en personne. Mais à ce stade, n’importe quel arrogant à l’esprit obtus et provincial fait l’affaire.
« Plus plus plus ! Il faut travailler plus ! En vérité je vous le dis, vous le bon peuple, vous n’avez encore rien vu ! Quand on va avoir détruit tous vos outils d’émancipations, soyez assurez qu’on va nous, de notre côté, s’assurer que vous soyez saignés à blanc bien à fond pour le bénéfice de nos commanditaires dans les grandes ligues »
Côté sport international, tout beigne
Les chacals et les carcajous se chamaillent autour d’un os sur une chaine américaine
Un bout de désert par-ci, un océan par-là
Ils n’en ont jamais assez
Ils ne se lassent pas des coups d’états plus ou moins désorganisés, des fleuves de sangs, de l’uranium appauvri en guise de programme électoral, ou du bréviaire du grand mythe de la démocratie récité par les prêtres du Dow Jones
Mais vaut mieux ne pas trop y penser vraiment
Mieux ne vaut-il pas croire que Facebook a changé nos vies pour le mieux ?
Talion-Academy reprend
Il s’agit cette fois de waterboarder un enfant de quinze ans puis de le photographier avec un berger allemand affamé lui bouffant les couilles enduitent de sauce Kentucky
Un jeu d’enfant que les participants exécutent de bonne grâce
Julie Sniper jubile. PKP frétille comme dans une poêle
L’harmonie règne sur le plateau.
Petite longueur gênante toute de même au moment du passage à tabac d’un manifestant par deux agents de sécurité
De retour après la pause
Les chacals et les carcajous ont financé le party d’anniversaire
Dans un coin le génocide multiculturel total et définitif
Et sa suite de généraux, de grands avocats, et de corsaires
Le MC annonce le grand prix Monsanto du terrorisme
Les participants devront exécuter un extrémiste islamiste à main nu
Suit un vidéo clip
Bock Poutine et Titsou font un revival ou alors, c’est Michael Jean qui chante Jusqu’au bout de nos rêves !
Ensuite, une séance de psychanalyse de groupe des participants devant les caméras. Ceux-ci doivent parler de leur épreuve et de leur vécu. Un caporal de l’armée canadienne, spécialiste en syndrôme post-traumatique, supervise cette étape
Une rangée d’Infirmière avec des pancartes se lèvent dans la foule en scandant ; «J’en ai marre, chu a boutte, vot systême c’est d’la shnoutte!» Et elles se jettent par la fenêtre.
Intervention rapide du clown de service, André Caillé, Michael Fortier, ou Lulu lui—même en personne. Mais à ce stade, n’importe quel arrogant à l’esprit obtus et provincial fait l’affaire.
« Plus plus plus ! Il faut travailler plus ! En vérité je vous le dis, vous le bon peuple, vous n’avez encore rien vu ! Quand on va avoir détruit tous vos outils d’émancipations, soyez assurez qu’on va nous, de notre côté, s’assurer que vous soyez saignés à blanc bien à fond pour le bénéfice de nos commanditaires dans les grandes ligues »
Côté sport international, tout beigne
Les chacals et les carcajous se chamaillent autour d’un os sur une chaine américaine
Un bout de désert par-ci, un océan par-là
Ils n’en ont jamais assez
Ils ne se lassent pas des coups d’états plus ou moins désorganisés, des fleuves de sangs, de l’uranium appauvri en guise de programme électoral, ou du bréviaire du grand mythe de la démocratie récité par les prêtres du Dow Jones
Mais vaut mieux ne pas trop y penser vraiment
Mieux ne vaut-il pas croire que Facebook a changé nos vies pour le mieux ?
Talion-Academy reprend
Il s’agit cette fois de waterboarder un enfant de quinze ans puis de le photographier avec un berger allemand affamé lui bouffant les couilles enduitent de sauce Kentucky
Un jeu d’enfant que les participants exécutent de bonne grâce
Julie Sniper jubile. PKP frétille comme dans une poêle
L’harmonie règne sur le plateau.
Petite longueur gênante toute de même au moment du passage à tabac d’un manifestant par deux agents de sécurité
De retour après la pause
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mardi 5 octobre 2010
5 octobre 1970
Je me souviens de
Jacques Lanctôt,
Marc Carbonneau,
Louise Cossette-Trudel,
Jacques Cossette-Trudel,
Nigel Barry Hamer,
Yves Langlois
Paul Rose,
Jacques Rose,
Francis Simard
Bernard Lortie
et de Charles Gagnon
et Pierre Vallière
Sans nostalgie
et sans fausses illusions
Je me souviens du FLQ
De ces hommes et de ces femmes qui ont agit
Pour le meilleur et pour le pire
Pour la libération nationale du Québec
Et pour la justice sociale
Une lutte qui ne sera jamais finie
5 octobre 2010
Jacques Lanctôt,
Marc Carbonneau,
Louise Cossette-Trudel,
Jacques Cossette-Trudel,
Nigel Barry Hamer,
Yves Langlois
Paul Rose,
Jacques Rose,
Francis Simard
Bernard Lortie
et de Charles Gagnon
et Pierre Vallière
Sans nostalgie
et sans fausses illusions
Je me souviens du FLQ
De ces hommes et de ces femmes qui ont agit
Pour le meilleur et pour le pire
Pour la libération nationale du Québec
Et pour la justice sociale
Une lutte qui ne sera jamais finie
5 octobre 2010
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