mardi 12 mai 2009

Manif

Lundi midi je me suis pointé à une manif organisé par le Réseau de Résistance du Québécois contre la nomination de Michael Sabia à la Caisse de Dépôt. Le réseau est affilié au journal le Québécois, que pilote Patrick Bourgeois et Pierre-Luc Bégin. Je vois tout de suite le citoyen ordinaire grincé des dents juste à entendre parler de ce mouvement toujours décrit par les médias comme un "groupuscule d’agitateurs radicaux" qui fait pourtant un travail assez impressionnant avec des moyens minuscules.

Nous étions donc une poignée de zoufs, une soixantaine, avec Pierre Falardeau et son sourire narquois, une coupe de journalistes, deux, trois chars de polices. On a fait du bruit devant la caisse de dépôt, devant le siège social de Power Corporation et on a fini en se défoulant devant les locaux de la grosse Presse à Desmarais. Vraiment pas de quoi ébranler les colonnes du temple !

De quoi s'agit-il au juste ?

Michael Sabia, un homme de main de Power Corporation vient d’être nommé par Jean Charest à la tête de la caisse de Dépôt. Cette caisse, vient de perdre 40 milliards dans la débâcle boursière, grâce aux bons soins de Monsieur Henri-Paul Rousseau, un ex-nationaliste recruté par l’ex-premier ministre Bernard Landry et qui, comme par hasard, a quitté le navire juste avant la débâcle, avec parachute doré juteux, pour aller se placer les pieds avec un salaire faramineux chez… Power Corporation.

La Caisse de Dépôt, c’est essentiellement, l’œuvre de Jacques Parizeau, l’un des économistes le plus important du dernier demi-siècle au Québec. Le mandat initial de la caisse était de centraliser les fonds de pensions de tous les travailleurs et de se servir de ce fond pour investir majoritairement dans les entreprises québécoises.

Jean Charest en prenant le pouvoir, a changer radicalement le mandat de la caisse et sa structure : le sous-ministre des finances qui administrait le fond est dégommé au profit d’un conseil d’administration autonome. De plus, ordre lui est donné de privilégier le supposé « rendement » au détriment des investissements au Québec. Résultat, la caisse investit désormais un maigre 10 % au pays, et dilapide le reste dans des projets d’oligarques mafieux en Russie ou d’aéroport privatisé en banqueroute en Angleterre ! Il investit la part du lion à l’automne 2008 dans les fameux PCAA qui s’écroulent, comme par hasard la semaine suivante.

Dans le livre l’État Desmarais, Robin Philot explique comment, du petit acheteur de compagnie d’autobus en Ontario, Paul Desmarais, en se servant principalement des leviers financiers offert par la nouvelle force de l’état québécois est devenu aujourd’hui actionnaire majoritaire de Total Elf Fina, la troisième compagnie pétrolière au monde. C’est lui qui a fait élire Jean-Charest au Québec et Sarkozy en France. Le père Bush lui rend visite dans son domaine de Sagard. Toute sa vie est consacrée à la démolition du mouvement indépendantiste québécois.

Michael Sabia, lors de sa nomination, est allé négocier au nom de l’État québécois dans les locaux de Power ! Un fait sans précédent dans l’histoire du pays.

Et les honnêtes citoyens qui lisent les journaux, répètent que tout ceci ne s’explique que par l’appât du gain. (greed en Anglais). Nul doute que les bandits cravatés agissent sans aucune pensée pour les dégats qu’ils causent aux travailleurs du Québec. Mais de là à dire qu’il n’y’a aucune planification dans ces manœuvres grossières, il y’a un pas que je refuse obstinément de franchir.

Et voilà pourquoi je manifeste comme un cave avec soixante pelés et deux tondus au coin d’une rue… pendant que j’ai encore le droit de le faire.

Et j’imagine, du haut de leur tour à Bureau, Paul Desmarais, Jean Charest et Michael Sabia en train de se marrer.

Mais comme l’a bien dit Guillaume d’Orange : il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

dimanche 10 mai 2009

Bryan Miles, le Devoir et la « désinformation » :

Voici un texte écrit pas Astragale à partir de mes réflexions sur le compte-rendu du Devoir de Brian Myles de cette semaine.

Monsieur Bernard Descoteaux
Directeur du Devoir

L’article de Monsieur Bryan Miles du 6 mai 2009 intitulé, JFK,VIH, KGB, « la désinformation a bien survécu à la guerre froide » est indigne d’un journal tel que le vôtre.

L’article en question, qui faisait la une, s’appuie sur l’unique témoignage de l’ « expert » Thomas Boghardt, un « historien du Musée de l’espionnage » à Washington, lorsqu’il «était l'invité du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ».

C’est donc en toute objectivité que ce « Détenteur d'un doctorat de l'Université d'Oxford », dont les « travaux sur les espions allemands à l'œuvre en Grande-Bretagne, lors de la Première Guerre mondiale » (qui on résulté en fait en un seul ouvrage : Spies of the Kaiser: German Covert Operations in Great Britain during the First World War (NY, 2005) ) « lui ont valu un succès d'estime dans les cercles fermés du renseignement secret » et d’être « parfois appelé à commenter l'actualité à ABC, CNN et à la BBC » , s’engage dans l’analyse d’un sujet dont son expertise se résume à « un article sur les campagnes de désinformation du bloc soviétique pendant les années quatre-vingt, sur lequel il travaille présentement ».

(Cette dernière citation provient, elle, de ma traduction de la courte biographie du Dr. Boghart apparaissant sur le site web de l’École supérieure d’affaires publiques et internationales (http://www.socialsciences.uottawa.ca/api/fra/ESAPI_5may_ThomasBoghardt.html), organisateurs de la table ronde du midi du lundi 5 Mai 2009, en collaboration avec L'association canadienne pour les études de renseignement et de sécurité (et non pas le « Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)», sur le site duquel (www.csis-scrs.gc.ca) le bon Docteur n’apparait nulle part; probablement par le souci de discrétion que l’on attendrait d’un tel service, issu des «cercles fermés du renseignement secret ») .

Cet imposant pedigree, et la rigueur intellectuelle de Brian Myles, se conjuguent ensuite pour extrapoler, avec autorité, que « les stratégies déployées jadis par le KGB pour déstabiliser les États-Unis semblent encore populaires, non seulement dans la Russie «libre» de Vladimir Poutine, mais aussi dans les pays du Moyen-Orient, où se répandent comme une traînée de poudre les rumeurs malsaines, sur un fond sinistre d'antisémitisme ».

Ainsi « les rumeurs les plus folles (qui) circulent sur les origines de la grippe A (H1N1) ou l'implication des Américains dans les attentats du 11 septembre 2001 » ou alors les conspirations entourant l’assassinat de Kennedy telle que celle de « l'auteur Joachim Joesten (qui) jetait un pavé dans la mare de la conspiration, en publiant un bouquin faisant du tueur solitaire, Lee Harvey Oswald, un agent provocateur de la CIA instrumentalisé par l'extrême droite. », sont en fait des machinations machiavélique de désinformation : « …Nous savons aujourd'hui que l'éditeur de Joesten était une façade du KGB et que l'auteur était un agent soviétique», affirme Boghardt. »
.
La vérité est probablement bien plus triste : Le « Spy Museum » de Washington, un Musée privé, propriété du consortium Raycom Media et dont plusieurs membres du conseil d’administration sont d’anciens membres de la CIA, est une façade de la CIA et le Dr Boghart aurait AIMÉ être un de leurs agents. À défaut de cela, Boghart se rabat sur ces âneries spéculatives, de la même façon qu’un élève ayant échoué à l’École de Police se rabat sur un stationnement dont il est l’agent de sécurité : pitoyablement.

En haut du palmarès de spéculations aux fondations fragiles qui tissent cet article, trône cette perle : « la controverse autour de la publication des caricatures de Mahomet, dans un journal danois, pourrait avoir été chorégraphiée par les services de renseignements russes, affirme Thomas Boghardt, bien qu'il n'ait aucune preuve à offrir à ce sujet. »

La seule chose réellement objective et bien fondée qui coule de la plume de Brian Myles est que « Selon Boghardt, les théories du complot produisent leur effet quand elles sont disséminées rapidement et à répétition dans l'esprit du public, à propos d'événements à forte charge émotive difficilement vérifiables. » Ceci s’applique probablement à plus forte raison aux théories du complot à propos des théories du complot…

Quand à vous, Monsieur Descoteaux, le fait que vous placiez de telles âneries en première page de votre journal vous rend complice de comploter contre l’esprit critique de vos lecteurs, sur un fond sinistre d’anti-rigorisme intellectuel. La désinformation a bien survécu à la guerre froide : elle a élu domicile au Devoir!

jeudi 7 mai 2009

Brian Myles, le Devoir et la désinformation, en toute objectivité

Dans son édition du 6 mai 2009, le Devoir y va en première page d’un article de Bryan Myles intitulé, « JFK,VIH, KGB, la désinformation a bien survécu à la guerre froide. »

Cet article s’appuie sur l’unique témoignage de l’ « expert » Thomas Boghardt, un « historien du Musée de l’espionnage » à Washington. On y apprend, que les « théories du complot » (encore !) sur l’assassinat de Kennedy par l’extrême-droite américaine et l’invention du SIDA par la CIA seraient des mensonges fabriqués qui «viennent de la même langue sale, le KGB » (dixit) pour discréditer les Etats-Unis. Si l’on suit le raisonnement, on admet alors avec enthousiasme, que Monsieur Boghardt, lui, est un « historien » qui parle la langue « propre » de l’objectivité incontestable.

Détenteur d'un doctorat de l'Université d'Oxford, en Angleterre, Boghardt a fait de l'étude historique de la désinformation son gagne-pain. Ses travaux sur les espions allemands à l'oeuvre en Grande-Bretagne, lors de la Première Guerre mondiale, lui ont valu un succès d'estime dans les cercles fermés du renseignement secret. Il est parfois appelé à commenter l'actualité à ABC, CNN et à la BBC.


À n’en pas douter, le citoyen bien informé est éminemment rassuré par l’objectivité de cette source.

À l'heure où les rumeurs les plus folles circulent sur les origines de la grippe A (H1N1) ou l'implication des Américains dans les attentats du 11 septembre 2001, les enseignements du Dr Boghardt ont l'effet d'une thérapie par électrochocs. En effet, les stratégies déployées jadis par le KGB pour déstabiliser les États-Unis semblent encore populaires, non seulement dans la Russie «libre» de Vladimir Poutine, mais aussi dans les pays du Moyen-Orient, où se répandent comme une traînée de poudre les rumeurs malsaines, sur un fond sinistre d'antisémitisme.

Toujours des adjectifs de journaliste « objectif ». « Électrochocs », « Russie « libre » », « rumeurs malsaines » Les enseignements de Tintin au Soviet me donnent, moi, plutôt la désagréable impression de « water boarding intellectuel ». Nous voilà déjà plongé dans l’épouvantail de l’antisémitisme dès le troisième paragraphe. Bouh !

Lundi, le Dr Boghardt était l'invité du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), pour une conférence du midi portant sur les opérations de désinformation du Bloc soviétique et les leçons contemporaines qu'on peut en tirer.

Passons sur le fait que le journaliste semble très à l’aise de boire les paroles de cet « enseignement » à l’intérieur des murs du SCRS et plongeons dans le vif du sujet.

Selon Boghardt, les théories du complot produisent leur effet quand elles sont disséminées rapidement et à répétition dans l'esprit du public, à propos d'événements à forte charge émotive difficilement vérifiables.

Admettons que ce soit vrai que le KGB ait joué un rôle dans les deux exemples cités plus haut. Dans un cas comme dans l’autre, le seul fait d’amalgamer les deux « théories » du complot est en soi parfaitement malhonnête, ne serais-ce que par la nature des questionnements qu’ils sous entendent.

Pour ce qui est du SIDA, même si la popularité de cette théorie est extrêmement marginale, on apprend que sous l’influence « perfide » (dixit) du KGB, les journaux Indiens ont répandu la nouvelle que le virus avait été fabriqué sur une base américaine. Soit. Mais tout de même ! Que d’adjectifs sous la plume d’un journaliste faisant preuve de retenu, dans un contexte où, faut-il le rappeler, des diplomates canadiens sont renvoyés de l’ambassade de Moscou pour cause de tensions extrêmes entre les Etats-Unis et la Russie, et d’escalade de menaces nucléaires par l’OTAN.

Pour ce qui est de Kennedy, c’est une tout autre affaire. Dans un livre intitulé Mossad, By Way Of Deception, Victor Ostrovski, un ex-agent Israélien, décrit la franche rigolade que les espions partagent sur le cas d’un Oswald, dindon de la farce d’un complot ourdi au minimum par la pègre. Pourtant, notre Tintin au Soviet, lui, répète sérieusement, le compte-rendu de « l’historien » impartial.

Tout cela même si…

Même si la commission Warren qui a réglé la question de l’affaire Kennedy dans les années soixante, inclue dans ses rangs, Allen Dulles, l’architecte de la CIA et l’homme derrière l’opération « baie des cochons » à Cuba, dont l’échec retentissant est du, en partie, à la décision de Kennedy de ne pas appuyer le coup d’état par la force aérienne. Impossible d’imaginer que la commission Warren n’abrite personne qui ne soit juge et partie ! Le citoyen s’en remet aux experts qui nous démontrent sans rire que la balle unique tirée par Oswald change sept fois de trajectoires, causant trois blessures et se retrouve presque intacte sur une civière d’hôpital. Le citoyen doit aussi se détourner des théories fumeuses qui se basent sur les résultats de tests récents à partir de bandes sonores qui ont démontrés l’existence de trois balles tirées en moins de sept secondes, ce qu’il est impossible de faire avec l’arme d’Oswald.

Dès 1964, l'auteur Joachim Joesten jetait un pavé dans la mare de la conspiration, en publiant un bouquin faisant du tueur solitaire, Lee Harvey Oswald, un agent provocateur de la CIA instrumentalisé par l'extrême droite. «Nous savons aujourd'hui que l'éditeur de Joesten était une façade du KGB et que l'auteur était un agent soviétique», affirme Bodhardt.

Donc, inutile de se poser des questions. Circuler, citoyens, y’a rien à voir !

Passons.

Thomas Boghardt n'a rien inventé. Les Soviétiques d'hier et les Russes d'aujourd'hui manient l'art de la désinformation avec une grande dextérité. Selon un major général à la retraite du KGB, Oleg Kalugin, les «mesures actives» sont utilisées pour discréditer les États-Unis et «conquérir l'opinion publique mondiale».

Ah ! Bon ! Et la « dextérité » des « mesures actives » de la CIA qui sont à l’œuvre, volontairement ou non, sous la plume de nos armées de Tintin, étrangement ne reçoivent pas la même attention. Ni les budgets astronomiques qui les soutiennent depuis la fin de la guerre mondiale, sur tous les fronts, dans tous les arts, dans toutes les universités, dans toutes les sphères de notre vie quotidienne en Occident, à travers le NED, la Carnegie ou la Ford Foundation, les ONG humanitaires, les grands organes de presses corporatifs complaisants et même les petites publications marginales comme le Devoir qui se croient obligés, pour ne pas être en reste, de faire couche-couche panier.

Et ça continue :

L'ancien agent russe Alexandre Litvinenko, mort empoisonné au polonium 210 à Londres en 2006, avait aussi fait état du retour en force des mesures actives dans l'arsenal russe. Avant sa mort, Litvinenko avait notamment accusé les services secrets d'avoir orchestré eux-mêmes une série d'attentats dans les villes russes attribués aux Tchétchènes, en septembre 1999, afin de justifier la deuxième guerre de Tchétchénie.

Pour ce qui est de la Tchétchénie, nul doute que la Russie a mené une campagne d’une rare barbarie. Mais qui diable s’intéresse au fait que, un an après l’attaque de Beslan, Bassaiev, l’un des terroriste le plus abjects de l’histoire de l’humanité, se promenait en toute impunité, dans les rues de Washington, en tant que Vice-Premier ministre du gouvernement tchétchène en exil et que « Ce gouvernement (était) appuyé par l’American Committee for Peace in Chechnya de l’ancien conseiller national de sécurité Zbigniew Brzezinski, installé dans les locaux de la Freedom House de l’ancien directeur de la CIA James Wolsey. » ?
http://www.voltairenet.org/article127219.html

Que Brzezinski soit aujourd’hui le conseiller principal de Barrack Obama est aussi un détail négligeable de l’histoire contemporaine beaucoup moins important que la chasse aux conspirationistes. Enfin, si Moscou orchestre des attentats pour justifier ces guerres, il va sans dire que Washington, jamais n’utiliserais un tel procédé.

Dans le même ordre d'idées, la controverse autour de la publication des caricatures de Mahomet, dans un journal danois, pourrait avoir été chorégraphiée par les services de renseignements russes, affirme Thomas Boghardt, bien qu'il n'ait aucune preuve à offrir à ce sujet.

Quant aux caricatures de Mahomet, là, les bras m’en tombent : Pourrait avoir été chorégraphié….Bien qu’il n’est aucune preuve… Il ne viendrait pas à l’esprit de Monsieur Tintin de lire le livre de ce même Brzezinski, the Grand Chess Game, dans lequel, il s’attribue le mérite d’avoir forcé l’URSS sous Carter, à entrer en guerre en Afghanistan grâce à sa stratégie d’armement du fondamentalisme Islamique à sa frontière. Le citoyen n’a surtout pas intérêt à faire les liens entre ces politiques et la création des Moudjahidine et d’Al Qu aida, et à se demander, dans ce contexte, quel aurait été l’intérêt du KGB de faire cette agitation.

À l'ère de l'Internet, les rumeurs voyagent plus vite que la grippe A (H1N1). Moins de 24 heures après l'éclosion du virus au Mexique, des internautes agités concluaient à la présence d'une «bombe fabriquée en laboratoire». «L'Internet décuple les risques. Tu y poses une bombe, et tu espères qu'elle détonne», résume Boghardt.

Encore les conspirationistes. Décidément. Ces empêcheurs de badiner en rond ! Surtout ne pas parler de l’industrie porcine en Amérique du Nord, dont les pratiques irréprochables en matière d’hygiène et de salubrité ne se comparent en rien à la barbarie des chasseurs de phoques. Ni de l’industrie pharmaceutique qui se prépare à imposer une vaccination à grande échelle pour des cas de mort par la grippe dont le nombre confirmé au Mexique à ce jour, s’élève au chiffre affolant de sept.

«Il faut agir vite, il faut contenir la rumeur, à défaut de l'éliminer. Si on ne s'occupe pas de ces rumeurs, quelqu'un d'autre va le faire à notre place», poursuit Boghardt

Il faut agir vite Tintin, demandes à Milou de suivre le nonos !!!

mardi 5 mai 2009

Zoe Valdez, ou la question jamais posée

Madame l’écrivaine « dissidente » cubaine Zoé Valdez était de passage à l’ineffable Christiane Charrette aujourd’hui pour vendre son dernier bouquin.

Elle traitait Che Guevara de terroriste sanguinaire, sans nuances.

Cette charmante dame a déjà dit :

« Les crimes du castrisme, les disparitions du castrisme durant quarante-cinq ans, totalisent infiniment plus que les crimes de Pinochet et de Stroessner, anciens dictateurs du Chili et du Paraguay ».

De là à penser qu'elle reçoit son fric du NED ou directement de la CIA, il n'y a qu'un pas que je traverse allègrement.

Et ces gens passent à la radio pendant une demie-heure avec des tapis rouges. Parlez moi de rigueur !!!!

Et la question que Madame Charrette n’a jamais posée et que personne ne pose jamais quand ces dangereux malades déblatèrent leurs sornettes c’est : Oui mais aimeriez-vous mieux habiter en Haiti ou en République Dominicaine plutôt qu’à Cuba? Ou au Guatemala ou en Colombie ? Aimeriez-vous mieux crever la dalle à vous nourrir dans les dépotoirs, le ventre rongé par les vers ?

Quand je pose cette question, pour éviter de répondre la seule réponse acceptable, on me répond souvent par boutade : j’aime mieux habiter ici (au Canada). C’est effectivement son choix à la Valdez, d’habiter la France et de faire partie du jet-set, contrairement à ses prétentions d'exilée et réfugiée. Mais un petit stage dans les dépotoirs d’Haiti ou de Colombie lui ferait peut-être du bien. Ça lui donnerait peut-être un peu d’inspiration.

Sans cette question posée, rien ne peut sortir de positif de ces exercices de propagande.