jeudi 22 janvier 2009

Citation du jour

Face à un désatre généralisé auquel personne ne pourra échapper, quel que soit son rang social, ou son lieu de vie, le choix existe entre deux attitudes, celle de fermer ses yeux, et celle de les garder ouverts. Le choix second permet d'agir pour la continuité de la vie, de la civilisation, de la pensée, tant qu'il est possible de le faire, et jusqu'au bout. (...) C'est un choix optimiste, alors que, paradoxalement, ceux qui refusent de voir la réalité, s'interdisent d'agir, et acceptent comme inéluctable l'enfer final où nous nous enfonçons. Ceux-là sont les vrais pessimistes.

Michel Dakar, Paris, le 28 septembre 2008

mardi 20 janvier 2009

Obama



Voilà, c'est fait. Obama est devenu le premier président noir des États-Unis.


C'est certainement tout un événement. Je comprends l'enthousiasme qu'il suscite. On peut espérer qu'il tiendra parole un minimum en politique intérieure, malgré l'héritage désastreux que lui lègue ses prédécesseurs. Par contre, je n'attends rien de bon sur le plan international.

Cette photo a été prise, il y'a deux semaines alors qu'Obama rencontrait tous les anciens présidents vivants. Il semble bien encadré.

Mais ne boudons pas notre plaisir, 20 ans de ma vie ont été passés sous les ordres directs de la famille Bush. C'est terminé aujourd'hui.

lundi 19 janvier 2009

Daniel Audet: une pensée profonde au service du bien public

Dans le journal de Montréal d'aujourd'hui (19 janvier 2009), Monsieur Daniel Audet, premier vice-président du Conseil du patronat du Québec nous fait part de ses réflexions profondes sur le cas d'Amir Khadir, député de Québec Solidaire.

Ça commence ainsi:

Le cas Amir Khadir

Dans d'autres pays – des pays aux traditions belliqueuses séculaires – lancer des chaussures au visage de son adversaire en guise d'argument est un geste grave mais classique.


Donc si on comprend bien, en Amérique, nous n’avons pas cette tradition belliqueuse séculaire. Le massacre des amérindiens qui figurent au top ten des génocides de civilisations n’est qu’une erreur de parcours. L’Irak et l’Afghanistan, non plus, ce n’est pas la même chose puisqu’on ne s’entretue pas à coup de roquettes mais on canarde les populations de manière civilisée avec des missiles à l’uranium appauvri bien peinard du haut de nos F 18. Intéressant….

On dit d'ailleurs que par là-bas, le lanceur de chaussures est devenu un héros national… Mais il se trouve que par ici les mœurs sont beaucoup plus respectueuses de l'intégrité physique des personnes. À la limite, il nous arrive de nous « lancer » des insultes du genre de kalb (ou « chien » en français) mais habituellement c'est pour s'en excuser dans les heures qui suivent… Et quand on brûle des effigies, ce n'est généralement pas le fait de membres de l'Assemblée nationale mais bien celui de groupes de pression qui dérapent.

Les mœurs canadiennes sont en effet beaucoup plus respectueuses de l’intégrité des personnes physiques, comme l'a démontré l'ex-premier ministre Jean Chrétien lorsqu'en 1996, il a pris à la gorge le citoyen Bill Clennett qui manifestait contre la réforme de l'assurance chômage. D'autres moeurs respectueuses sont illustrées par le cas particulier d’Omar Khader, cet enfant-soldat qui croupi à Guantanamo depuis 2002 au mépris du droit du prisonnier le plus élémentaire qui remonte à l’Habeas Corpus au moyen-âge. Tiens, illustrons notre propos avec un petit extrait de ce qu’on peut trouver au hasard sur le net lorsque des citoyens à la tradition pacifiste séculaire se laissent aller un peu (authentique soi-dit en passant):

On s'en kalisse tu de Omar et qu'il reste dans son trou.
Le ti-counne qui pitch une grenade su'l monde doit purger sa peine
pour ses acts.
L'idée, c'est d'empêcher des gnochons de ce gendre de se faire
sauter dans le metro parmis nous.
Qui vit par l'épé périra par l'épé kalisse.
Et surtout, je ne veux pas payer par mes taxes pour défendre ce
monde là sti.

Je cherche les excuses dans les heures qui suivent….

La politique-spectacle

Le mot qui décrit le mieux l'art auquel s'adonne M. Khadir est : politique-spectacle. C'est un spécialiste du stunt publicitaire. C'est un artiste du verbe qui déballe sa logorrhée remplie de sophismes de cégépien qui se croit. Il fait de la politique par romantisme. Et ceux qui ont voté pour lui, pour la plupart, l'ont fait par snobisme. Par effet de mode. Et c'est ça le plus déprimant : pour être cool et branché sur le Plateau Mont-Royal, il faut voter Québec Solidaire. Au moins les vrais communistes – pas les caviars , les autres, ceux qui vendaient En lutte ou La forge en queue de chemise aux stations de métro –, eux, faisaient de leur idéal une praxis sérieuse. Ils se trompaient royalement mais ils étaient sincères. Maintenant, tout est cliché. On rejoue Germinal en technicolor !


Oh ! Attention ! Une praxis sérieuse ! Et Germinal ! Ce n’est pas parce qu’on est vice-président du conseil du patronat qu’on a pas de culture. Donc, les électeurs de QS sont de la gauche-caviar, ils habitent dans le plateau et votent par snobisme. Si on élabore un peu, les électeurs de l’ADQ sont des jeunes de la génération X frustrés qui habitent en région éloigné, qui vont à la messe une fois de temps en temps et qui en ont contre les syndicats. On parlait cliché je pense…

Que savent les communistes en goguettes du Plateau au sujet des purges staliniennes, du génocide perpétré par les Khmers rouges et des journalistes bâillonnés et tués par les nombreuses dictatures de cette obédience ? Savent-ils seulement que le parti dont M. Khadir est co-porte-parole, est partiellement issu du Parti communiste du Québec et que QS n'a fait aucun mystère de son association formelle avec ce parti lors des élections du 8 décembre dernier ? Il est odieux de voter pour les communistes au Québec en 2009, ce mouvement ayant fait la preuve par 9 que c'était l'un des pires systèmes que l'humanité ait connus.

Que sait Monsieur Audet du travail de Georges Bush père, ambassadeur en Chine dans les années 70 qui, avant de devenir chef de le CIA, a commandité les Khmers Rouges directement sous les ordres de Henri Kissinger ? Que sait Monsieur Audet du système pyramidal instauré au début du XXème siècle par la JP Morgan et Rockefeller et qui est responsable de plus de morts que Staline, Hitler et tous les despotes de l’humanité réunis ? Probablement autant que moi, mais sa probité intellectuelle l’empêche d’en parler.

Le plus grave

Mais le plus grave n'est pas l'acte de violence (les chaussures lancées à Bush) que M. Khadir a endossé en lançant lui-même sa chaussure, mais les positions inacceptables qu'il a prises par le passé.

Ainsi, à la veille du 5è anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, M. Khadir a cru bon évoquer la possibilité que tout cet événement n'était peut-être au fond qu'un « vaste complot » organisé par les Américains eux-mêmes et qu'une « grande enquête internationale » devait être instituée pour « faire la lumière » sur les attentats ! Excusez du peu !


Voilà le plus grave. Quoi rajouter ? Je ne peux que m’incliner devant un argumentaire aussi limpide. Il vaut mieux, sans aucun doute, demeurer dans le noir complet, c’est beaucoup plus sain.

Snobisme

Ce n'est pas comme une insulte ni même une chaussure lancée au visage. On ne peut pas demander pardon pour une pensée qu'on a réellement eue. Pour moi, cette déclaration suffit à elle seule pour disqualifier M. Khadir.

Disqualifier ? Je trouve ce verbe un peu mou. Je propose «destituer». Ce serait plus respectueux de l’esprit démocratique qui anime le consensus québécois actuel.

Je me réjouis par ailleurs du fait que QS stagne au-dessous des 4 % à l'échelle du Québec malgré la complaisance d'une certaine presse.

Je cherche la complaisance d’une certaine presse… Ah, bien sûr, il veut parler de l’Aut’ Journal qui inonde quotidiennement les foyers québécois de sa verve communiste. Bien d’accord. C’est réjouissant de voir que, malgré des moyens démesurés, le message ne passe pas.

Autre bonne nouvelle : à part la cool circonscription de Mercier, le niveau de snobisme ailleurs au Québec n'est pas assez élevé pour permettre l'élection d'un autre député QS !

Autre bonne nouvelle, le niveau de conscience des québécois demeure assez bas pour que Monsieur Audet puisse, non seulement étayer la profondeur de sa pensée dans un journal à grand tirage mais en plus, être payé pour le faire.

Bravo !

Jean-François Thibaud

dimanche 18 janvier 2009

Le piège americain

J'ai visionné six mois en retard l'excellent film de Charles Biname sur le gangster québécois Lucien Rivard qui fut mêlé d’assez prêt à la Cosa Nostra, la french connections, le trafic de drogue à Cuba et à l’assassinat de Kennedy. Très bonne scène de Hoover, alors chef du FBI, qui met en garde Bob Kennedy des complots de la CIA pour faire assassiner son frère. Scénario alambiqué et fascinant (mais pas moins que ce qu’on commence de plus en plus à savoir sur la véritable histoire) de Fabienne Larouche et de Michel Trudeau. Malgré un budget maigrelet, Biname fait une excellente utilisation de la caméra pour camper les différentes couches qui superposent l’histoire. Que la vérité historique de Rivard soit près de la réalité ou non, ne m’a pas dérangé. Qu’un cinéaste grand public québécois avec une telle brochette d’acteurs ose farfouiller ouvertement là dedans me rempli d’aise. Rémi Girard et Gérard Darmon crèvent l’écran.

Lu par hasard une critique de Martin Bilodeau dans le Devoir qui accuse ce film de tous les maux. Il a d’ailleurs été reconnu par la suite que, dans cette critique, il a diffamé les auteurs. Je ne résiste pas à la tentation de me demander à quel point cet entêtement à cracher sur ce genre d’effort éminemment louable est totalement inconscient ou volontaire. Il me semble que ça doit pas être si hot que ça comme salaire une chronique culturelle au Devoir. Mais je penche malgré tout pour la première option, ce que je trouve particulièrement décourageant.

Un des avantages de la crise économique, c’est qu’il va y en avoir plusieurs parmi cette gagne de morrons qui travaillent dans les quotidiens qui vont se retrouver au chômage.

samedi 17 janvier 2009

La pompe à marde

Dans le film de Pierre Falardeau, Elvis Gratton III, descendu en flamme par tout ce qui comporte de critiques au Québec, le thème central était la pompe à marde. Elvis est à la tête d’une compagnie qui fait dans la vidange d’égoût. On devinera qu’il y a là une métaphore assez crue de tout ce que la classe de parvenus québécois comporte de bassesse et d’à-plat-ventrisme devant la domination canadienne anglaise. Dans une scène mémorable, son employé, Méo, avec son éternel cigare entre les dents et son joual inintelligible, est invité dans les studios feutrés de Radio-Cadenas pour discuter d’art contemporain. L’interviewer et ses invités, malgré leur accent en cul-de-poule, partagent avec Méo le même degré d’inintelligibilité.

Je dois avouer que, malgré tous les avertissements de ma psy, par pur masochisme, je ne peux m’empêcher de syntoniser Radio-Canada de temps en temps pour écouter Michel Désautel ou Pierre Maisonneuve qui sont bien les seuls à peu près digestibles. Parfois, je prends des risques plus grands. Mal m’en pris, ce matin de tomber sur Christiane Charrette. Elle recevait en grande pompe, cet artiste belge de renom, Wim Delvoye qui présente son exposition intitulée Cloaca à la galerie de l’Uqam. Assistait à cet entretien la directrice de la galerie, Louise Déry, le journaliste Nicolas Mavrikakis et le publicitaire Patrick Beaudouin.

Cloaca est une machine ultrasophistiquée inventée par Delvoy qui a pour fonction d’imiter parfaitement les fonctions biologiques d’un estomac humain. À partir de repas qu’on y insère, on obtient donc du caca. Le tout est emballé dans une présentation ultra design avec des logos qui pastichent, selon les événements, les grandes marques, telles que Chanel no 5. Outre la prouesse technologique indéniable, l’intérêt résiderait, selon les invités admiratifs, dans la critique sociale de la consommation. D’entrée de jeu, la directrice, tente de faire taire les critiques qui questionnent un investissement de 30 000 $ dans cet événement alors que l’UQAM est au bord du gouffre financier. Nicolas Mavrikakis se porte à sa défense avec vigueur, écartant du revers de la main cet aspect trivial. En filigrane se profile aussi, supposément, une critique des excès de l’art contemporain lui-même, représenté par les Vuitton de ce monde.

Pour moi, l’urinoir de Duchamp dans une exposition Dadaïste en 1917, ça émerveille mon petit fond anarcho-punkoïde. J’admire l’audace et la sobriété des moyens. Cette exposition de Delvoy en 2009, par contre, en pleine dépression, je la met en parallèle avec les célébrations des 60 ans de la révolution cubaine qui ont été faites à coup nul, par faute de fonds pour loger les victimes des ouragans des dernières années, et par la faute de l’implacable embargo qui sévit sur ce peuple courageux qui ose encore aujourd’hui défier la machine de guerre américaine. Cette machine dont le coût est officiellement de 1,5 trillions de dollars annuellement, auquel on doit ajouter plusieurs centaines de milliards pour les opérations secrètes financées par la vente d’armes et de drogues de la CIA.

Je ne connais pas les convictions politiques profondes de tous ses éminents intellectuels. Une chose est sûre. ils ne seront jamais invités sur les ondes de Radio-Canada pour dénoncer les exactions de la CIA ou pour déclarer publiquement leur soutien indéfectible à la nation cubaine, qui a pourtant fait la seule chose à faire pour, concrètement, jeter à bas la société de consommation ; c’est à dire prendre les armes et survivre au prix d’immenses sacrifices.

Je ne sais pas non plus, si ces invités ont vu le film de Falardeau. M’est avis que, s’ils l’ont vu et apprécié, ils l’ont fait en cachette. Parce que parler de pompes à marde en accusant directement les complices de la misère sociale, dans un film pour grand public Wash ! c’est caca ! Mais recevoir, entre les murs de l’Uqam, avec des courbettes, un artiste d’envergure « internationale », qui expose une machine à merde à 30 000 $ pour « dénoncer », assez vaguement somme toute, la « société de consommation», ça c’est de l’audace !

La critique « radicale » de cette forme d'art contemporain fonctionne en circuit fermé. Le travail de Delvoy a autant de chance de changer le cours des choses que celui de Julie Schneider à Star Académie. Pour que la charge symbolique de l’artiste soit suffisamment forte pour ébranler les piliers du temple, il faudrait qu’il offre autre chose comme menu à sa machine que des plats de grands chefs européens ou des restants de table des cafétérias de l’Uqam. Il faudrait nourrir sa pompe à marde directement avec les corps d’irakiens, d’afghans, de congolais ou de palestiniens. Et encore, probablement que ce ne serait même pas suffisant.

Mettre le génie humain au service de l’art décadent, c'est vraiment pas loin du crime contre l’humanité.

jeudi 15 janvier 2009

Monsieur Bernard Descoteaux

Qu'ellene fut pas ma surprise en lisant dans le Devoir, cette semaine, l’article que vous avez consacré à Monsieur Amir Khadir. En gros, si j’ai bien compris, vous trouvez approprié qu’une nouvelle voix de gauche se fasse entendre à l’assemblée nationale du Québec en ces temps de difficultés économiques, mais vous la mettez en garde de dire «n’importe quoi». Selon vous, «beaucoup de gens» désapprouvent le geste symbolique que Monsieur Khadir a fait en lançant ses souliers dans une manifestation, en écho à l’acte héroïque d’un journaliste Irakien contre le président Bush. Je ne sais pas si par «beaucoup de gens» vous voulez parler de ce professeur de CEGEP de Québec qui a porté un blâme à l’assemblée nationale contre le député de Québec Solidaire et que, par politesse, je ne qualifierai d’aucune épithète désobligeante. À moins que vous ne vouliez parler de l’ensemble de la profession journalistique. Personnellement, je ne connais personne autour de moi que ça incommode.

Par contre, pour ce qui est des gens qui «disent n’importe quoi», il y a beaucoup de candidats dans les salles de presse. A commencer par le traitement prudent que l’on réserve au plan de relance de l’économie annoncé hier par la ministre Monique Jérôme Forget. En effet, la mesure principale mise de l’avant dans ce plan est un crédit d’impôt de 2500 $ pour des rénovations domiciliaires de plus de 7500 $. Cette annonce est faite, est-il besoin de le préciser, au moment où le Québec fait face à la pire crise financière de son histoire. Quand le cynisme des dirigeants politiques atteint un tel degré avec la complicité coupable des médias, on ne peut que difficilement parler de démocratie. En temps normal, ce genre d’insulte à peine voilée envers les citoyens qui risquent de perdre emplois, maisons, sécurité sociale et tutti quanti devrait se traduire par une révolution digne de ce nom avec forces baïonnettes et échafauds. C’est du même acabit que la phrase de Stephen Harper lors du débat des chefs qui disait en substance, qu’en ces temps de dépression, il y a beaucoup d’occasions d’affaires. Nul doute qu’il y aura effectivement beaucoup «d’occasions d’affaires» dans les prochains mois pour la JP Morgan-Chase-Manhattan et la TD Canada Trust. Nul doute aussi que certains survivants de la crise se prévaudront de ce crédit d’impôt. Mais la majeure partie de la population, elle, prend acte que le directeur du seul quotidien indépendant de langue française en Amérique se couche à plat-ventre devant les fascistes qui la prépare pour la destruction des infrastructures de l’Amérique du Nord et l’hécatombe annoncée en Afghanistan, en Iran et dans le Caucase.

J’espère simplement que le minuscule restant de démocratie que Monsieur Khadir incarne courageusement, survivra aux prochaines années qui s’en viennent.

mercredi 14 janvier 2009

Michel Chossudovsky en conférence

Michel Chossudovsky donnait ce soir une conférence à Montréal sur la rue Panet. Ce professeur d'économie à l'université d'Ottawa dirige le site internet sur la mondialisation, Global research, http://www.globalresearch.ca/ qui est l'un de plus fréquenté au monde. Des pointures s'y bousulent à tous les jours: analystes financiers de Wall Street, militaires, ex insider des appareils d'états américains et canadiens du plus haut niveau, activistes de renom, professeurs d'universités...Il est invité dans des conférences partout dans le monde dans les pays non-alignés. Il sera en Malaisie le mois prochain pour discuter avec l'ancienne équipe présidentielle de ce pays qui a réussit l'exploit de désarmer l'attaque financière des prédateurs du FMI lors de la crise Asiatique de 1997. Même si tous les journalistes du Québec le connaisse, il n'est jamais cité, et n'a droit à aucune tribune. La seule fois où je l'ai entendu à la radio, c'est lorsqu'il est intervenu sur une ligne ouverte.

Le thème portait sur la crise financière. Les perspectives sont sombres. C'est une restructuration classique comme on en a vu partout au tiers-monde dans le dernier quart de siècle. Le but est d'enrichir les grands Trusts canadiens au dépend des petites institutions financières, des fonds de retraites de la classe moyenne, des quelques rares grandes entreprises restantes, les petites et moyennes étant déjà virtuellement au tapis. Destruction de l'économie réelle, licenciements massifs, faillites personnelles de la classe ouvrière sur endettée.

Le gouvernement a décrété en catimini, 5 jours avant les élections, un bail-out de 75 milliards pour financer la banque du Canada qui prêtera cet argent au Gouvernement Canadien pour payer sa dette. Personne, même dans l'opposition n'en souffle mot.

Pour honorer ses dettes, le Gouvernement Harper va nous refaire le coup du déficit zéro. Et si c'est pas lui qui le fait, ce sera Ignatieff, le transfuge néo-conservateur américain, qu'un auditeur a qualifié, à moitié à la blague, d'agent de la CIA. (L'auteur de ses lignes pour sa part, en est convaincu)

Pour éviter la spirale d'endettement ce déficit, le fédéral va couper vraisemblablement massivement dans les programmes sociaux, et les transferts aux provinces.

Par conséquent, au québec, la caisse de dépôt et l'Hydro ont de fortes chances d'être privatisées.

En filigrane de son discours, les arnaques de JP Morgan-Chase Manhattan, la pseudo- guerre au terrorisme et le silence complice des médias.

Il y'avait dans la salle, une cinquantaine de personnes: des hommes, des femmes, des francophones, des anglophones, des noirs, des blancs, des asiatiques, des indiens, des étudiants, des profs, des jeunes yuppies, des vieux hippies, des cravatés de la rue St Jacques.

Chossudovsky parle d'un ton ferme, citant la majeure partie de ses sources de mémoire dans un flot continue avec quelques traits d'humour simples et efficaces. Beaucoup de faits, quelques spéculations. Pas d'états d'âmes. Une analyse froide et rigoureuse qui laisse l'auditoire mal à l'aise au final parce qu'en désarroi devant l'exposition systématique de tant de cruauté économique et de complicité médiatique.

Au dire des quelques rares intellectuels que je supporte encore de côtoyer, il parait que tous ça, ce sont des mythes et que nous faisons parti d'une secte.

C'est bien la première fois que j'entends parler d'une secte qui offre si peu d'espoir à ses disciples. Ni sur cette terre, ni dans l'au delà.

mardi 13 janvier 2009

Deux poids, deux mesures.

Montréal 13 janvier 2008

Acte 1

Chez ma coiffeuse, il y'avait son partenaire d'affaire, un Italien. Une de leurs jeunes employées s'est poussée ce matin, définitivement. Il a commencé à dire « «blabla bla les jeunes ci, les jeunes ça. Tout le monde court toujours, personne ne prend plus le temps de, blablabla. » Je suis intervenu et je lui ai dit que si tout le monde couraient comme des malades c'était parce que les inégalités sociales n'avaient jamais été aussi grandes depuis 80 ans. Et qu’au lieu de se tirailler entre nous, gens du peuple, on devrait plutôt s’attaquer aux arnaqueurs du haut de la pyramide qui nous enfoncent leur crise économique jusqu’au trognon. Il a changé de discours et nuancé son propos.

Je trouvais ça plutôt amusant.

Un peu plus tard, j'ai voulu me mettre chum avec lui en lui demandant s'il était Italien. Il m'a répondu ; « Mais non, je suis Sicilien ! » On a badiné sur la beauté de la Sicile et à la fin, je lui ai dit : « Finalement, les siciliens c'est un peu comme les québécois ! ». Il m'a regardé, surpris. J'ai dit « Bin oui, moi, quand on me demande si je suis canadien, je réponds toujours : Non je suis québécois ! » Il me regardé visiblement fâché. « Ah non, ce n'est pas la même chose blabla bla ! » Ma coiffeuse, s'est retenue pour ne pas rire.

Acte 2

Voici un article qu'un copain juif à moi à reçu d'un sioniste extrêmiste.

Sans commentaire

Global Islamic population is approximately 1,200,000,000

ONE BILLION TWO HUNDRED MILLION or 20% of the world's population.

They have received the following Nobel Prizes:


Literature:

1988 - Najib Mahfooz
Peace:

1978 - Mohamed Anwar El-Sadat
1994 - Yaser Arafat:
1990 - Elias James Corey
1999 - Ahmed Zewai

Economics: (zero)

Physics: (zero)
Medicine:
1960 - Peter Brian Medawar
1998 - Ferid Mourad

TOTAL: 7 SEVEN

The Global Jewish population is approximately 14,000,000 Only FOURTEEN
MILLION

or about 0.02% of the world's population.

They have received the following Nobel Prizes:

Literature:

1910 - Paul Heyse
1927 - Henri Bergson
1958 - Boris Pa sternak
1966 - Shmuel Yosef Agnon
1966 - Nelly Sachs
1976 - Saul Bellow
1978 - Isaac Bashevis Singer
1981 - Elias Canetti
1987 - Joseph Brodsky
1991 - Nadine Gordimer World

Peace:

1911 - Alfred Fried
1911 - Tobias Michael Carel Asser
1968 - Rene Cassin
1973 - Henry Kissinger
1978 - Menachem Begin
1986 - Elie Wiesel
1994 - Shimon Peres
1994 - Yitzhak Rabin

Physics:

1905 - Adolph Von Baeyer
1906 - Henri Moissan
1907 - Albert Abraham Michelson
1908 - Gabriel Lippmann
1910 - Otto Wallach
1915 - Richard Willstaetter
1918 - Fritz Haber
1921 - Albert Einstein
1922 - Niels Bohr
1925 - James Franck
1925 - Gustav Hertz
1943 - Gustav Stern
1943 - George Charles de Hevesy
1944 - Isidor Issac Rabi
1952 - Felix Bloch
1954 - Max Born
1958 - Igor Tamm
1959 - Emilio Segre
1960 - Don ald A. Glaser
1961 - Robert Hofstadter
1961 - Melvin Calvin
1962 - Lev Davidovich Landau
1962 - Max Ferdinand Perutz
1965 - Richard Phil lips Feynman
1965 - Julian Schwinger
1969 - Murray Gell-Mann
1971 - Dennis Gabor
1972 - William Howard Stein
1973 - Brian David Joseph son
1975 - Benjamin Mottleson
1976 - Burton Richter
1977 - Ilya Prigogine
1978 - Arno Allan Penzias
1978 - Peter L Kapitza
1979 - Stephen Weinberg
1979 - Sheldon Glashow
1979 - Herbert Charles Brown
1980 - Paul Berg
1980 - Walter Gilbert
1981 - Roald Hoffmann
1982 - Aaron Klug
1985 - Albert A. Hauptman
1985 - Jerome Karle
1986 - Dudley R. Herschbach
1988 - Robert Huber
1988 - Leon Lederman
1988 - Melvin Schwartz
1988 - Jack Steinberger
1989 - Sidney Altman
1990 - Jerome Friedman
1992 - Rudolph Marcus
1995 - Martin Perl
2000 - Alan J. Heeger

Economics:

1970 - Paul Anthony Samuelson
1971 - Simon Kuznets
1972 - Kenneth Joseph Arrow
1975 - Leonid Kantorovich
1976 - Mil ton Friedman
1978 - Herb ert A. Simon
1980 - Lawrence Robert Klein
1985 - Franco Modigliani
1987 - Robert M. Solow
1990 - Harry Markowitz
1 990 - Merton Miller
1992 - Gary Becker
1993 - Robert Fogel

Medicine:

1908 - Elie Metchnikoff
1908 - Paul Erlich
1914 - Robert Barany
1922 - Otto Meyerhof
1930 - Karl Landsteiner
1931 - Otto Warburg
1936 - Otto Loewi
1944 - Joseph Erlanger
1944 - Herb ert Spencer Gasser
1945 - Ernst Boris Chain
1946 - Hermann Joseph Muller
1950 - Tadeus Reichstein
1952 - Selman Abra ham Waksman
1953 - Hans Krebs
1953 - Fritz Albert Lipmann
1958 - Joshua Lederberg
1959 - Arthur Kornberg
1964 - Konrad Bloch
1965 - Francois Jacob
1965 - Andre Lwoff
1967 - George Wald
1968 - Marshall W. Nirenberg
1969 - Salvador Luria
1970 - Julius Axelrod
1970 - Sir Bernard Katz
1972 - Gerald Maurice Ed elman
1975 - Howard Martin Temin
1976 - Baruch S. Blumberg
1977 - Roselyn Sussman Yalow
1978 - Daniel Nathans
1980 - Baruj Benacerraf
1984 - Cesar Milstein
1985 - Michael Stuart Brown
1985 - Joseph L. Goldstein
1986 - Stanley Cohen [& Rita Levi-Montalcini]
1988 - Gertrude Elion
1989 - Harold Varmus
1991 - Erwin Neher
1991 - Bert Sakmann
1993 - Richard J. Roberts
1993 - Phillip Sharp
1994 - Alfred Gilman
1995 - Edward B. Lewis

TOTAL: 129 ONE HUNDRED TWENTY NINE!

The Jews are NOT promoting brain washing children in military training
camps, teaching them how to blow themselves up and cause maximum
deaths of
Jews and other non Muslims!

The Jews don't hijack planes, nor kill athletes at the Olympics, or blow
themselves up in German restaurants. There is NOT one single Jew
that has
destroyed a church. There is NOT a single Jew that protests by killing
people.

The Jews don't traffic slaves, nor have leaders calling for Jihad and
death to all the Infidels.

Perhaps the world's Muslims should consider investing more in standard
education and less in blaming the Jews for all their problems.

Muslims must ask 'what can they do for humankind' before they demand
that
humankind respects them!!

Regardless of your feelings about the crisis between Israel and the
Palestinians and Arab neighbors, even if you believe there is more
culpability on Israel 's part, the following two sentences really say it
all:

'If the Arabs put down their weapons today, there would be no more
violence. If the Jews put down their weapons today, there would be no
more Israel' -Benjamin Netanyahu

I'm not asking you to forward this.......on the other hand,

IT WOULDN'T HURT IF YOU DID!