On ne peut pas se planquer.Voilà le drame. On ne peut pas fuir.
Sarkozy, le Président de la France, (faut-il peut-être le rappeler ), est venu dans l'enceinte du parlement québécois pour cracher au visage des souverainistes. C'est le monde à l'envers !!!
À Franco Nuovo, le nouveau directeur de Reporter Sans Frontière est venu parler de ses faits d'armes dans les casernes d'Abidjan pour pincer les militaires qui baisent des putes sans condoms !!! Wow ! Je suis impressionné !!!Est-ce que RSF est venu nous parler de l'entente secrète entre Radio-Canada et La Presse ? Non, car ce qui est sans frontière chez ces reporters, c'est l'étendu de la propagande.(Pour ceux que ça intéresse allez voir dans Wikipedia, les critiques adressées à cet organe de la National Endowment for Democracy.)
Benoit XVI veut faire béatifier Pie XII, le collabo !!! (Pour un résumé de ses crimes, voir le film Amen de Costa-Gavras )
Collin Powell donne son appui à Barrack Obama parce qu'il prétend s'inquiéter du virage à droite du parti républicain sous McCain !!!!
C'est du Grand Guignol qui serait comique si c'était pas le réel.
dimanche 19 octobre 2008
jeudi 16 octobre 2008
Retour sur la campagne
Aux journalistes et universitaires "objectifs" qui prédisaient la mort du Bloc et qui mettaient en cause sa "pertinence", le peuple québécois a fait un doigt d'honneur.
***************
En fin de semaine dernière, juste avant le vote des élections fédérales, Monsieur Suzuki se disait déçu des québécois. La raison, ils n’appuient pas suffisamment le plan vert de Stéphane Dion. Je comprends la grogne de Monsieur Suzuki face à la montée de Stephen Harper. Cependant, le résultat final a démontré que la Colombie Britannique est, avec l’Ontario la province où les conservateurs ont le plus progressé. Qui a bloqué la majorité de Harper au parlement ? Les québécois qui encore une fois se sont rallié à Gilles Duceppe. Alors Monsieur Suzuki, au lieu de faire la leçon aux québécois, commencez donc par vous occuper de vos concitoyens de l’ouest. On en reparlera plus tard.
Quand à Stéphane Dion, malgré la pitié qu’il a attiré sur lui, il ne récolte que ce qu’il a semé au Québec avec sa loi sur la clarté référendaire. Comment ce blanc-bec de bonne école a-t-il pu un instant s’imaginer qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre Canadien avec une telle carence en anglais et une telle absence de flair politique ? C’est encore chanceux que Stephen Harper ait été aussi dogmatique et frontal envers les québécois, car il aurait eu deux ou trois mots à dire et le Québec aurait fait pencher la balance en sa faveur.
Calamité : L’élection de Justin Trudeau et son apparition à Denis Lévesque à TVA qui laisse entrevoir sa présence pour les décennies à venir…. Brrr….
Prix de consolation : Michael Fortier, ce cerbère des pégreux conservateurs, a mordu la poussière.
Bonne semaine de cataclysme économique
PS
On doit tous et chacun 25 milliards aux banques canadiennes depuis la semaine dernière. Soit-dit en passant…
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En fin de semaine dernière, juste avant le vote des élections fédérales, Monsieur Suzuki se disait déçu des québécois. La raison, ils n’appuient pas suffisamment le plan vert de Stéphane Dion. Je comprends la grogne de Monsieur Suzuki face à la montée de Stephen Harper. Cependant, le résultat final a démontré que la Colombie Britannique est, avec l’Ontario la province où les conservateurs ont le plus progressé. Qui a bloqué la majorité de Harper au parlement ? Les québécois qui encore une fois se sont rallié à Gilles Duceppe. Alors Monsieur Suzuki, au lieu de faire la leçon aux québécois, commencez donc par vous occuper de vos concitoyens de l’ouest. On en reparlera plus tard.
Quand à Stéphane Dion, malgré la pitié qu’il a attiré sur lui, il ne récolte que ce qu’il a semé au Québec avec sa loi sur la clarté référendaire. Comment ce blanc-bec de bonne école a-t-il pu un instant s’imaginer qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre Canadien avec une telle carence en anglais et une telle absence de flair politique ? C’est encore chanceux que Stephen Harper ait été aussi dogmatique et frontal envers les québécois, car il aurait eu deux ou trois mots à dire et le Québec aurait fait pencher la balance en sa faveur.
Calamité : L’élection de Justin Trudeau et son apparition à Denis Lévesque à TVA qui laisse entrevoir sa présence pour les décennies à venir…. Brrr….
Prix de consolation : Michael Fortier, ce cerbère des pégreux conservateurs, a mordu la poussière.
Bonne semaine de cataclysme économique
PS
On doit tous et chacun 25 milliards aux banques canadiennes depuis la semaine dernière. Soit-dit en passant…
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mardi 14 octobre 2008
La vie au temps de la dictature post-moderne
Quand j’étais petit, j’ai habité sur le bord du fleuve dans une banlieue qui avait des allures de campagne. Mon père, cuisinier français d’origine était souvent parti à Montréal pour travailler dans les grands hôtels. Ma mère nous gardait mon frère et moi, à la maison.
Le cousin de ma mère, François Vinet, et sa femme, Diane habitaient à un mille de la maison. On se fréquentait souvent. C’était bien pour moi surtout car ça me faisait deux jolies petites cousines avec qui jouer à Ken et Barbie. Devant notre maison il y’avait un moulin. Ma mère et Diane faisaient des batiks et toutes sortes de courtepointes et autres tableaux de tissus. François, travaillait comme prof d’histoire au secondaire. Il fit entrer mon père comme prof de cuisine. Mon père devint syndiqué. Inutile de dire qu’il ne resta pas plus que quelques années avant de se lancer en affaire. C’était les années soixante-dix.
François était Vinet par son père et Savoie par sa mère, qui était la grand-tante de ma mère. Chez les Savoie, on s’était affranchi de la terre pour la plupart dès la génération précédente. Les métiers intellectuels qu’ils pratiquait comme le notariat, l’enseignement ou la science vétérinaire faisait parti d’un héritage conquis de haute lutte.
Chez les Vinet, ça sentait toujours bon… Dans mon souvenir, c’est de la lavande…Les tapisseries sont dans le bleu royal français. Y’a du bourgogne ? Le piano droit joue parfois. Toujours, il y’a du Félix, du Vigneault, du Lama, du Michel Sardou (tiens j’aurais dû me méfier). Il y’avait du Napoléon (que j’admirais) et du Tolstoï il me semble…La langue, l’histoire, la culture française et québécoise était chérie de manière presque ostentatoire mais il y régnait la joie de vivre, la douceur et la légèreté.
Mes parents partirent faire fortune à Montréal en 76. Mon père devint restaurateur à la mode des intellos nationalises. Ma mère fit son université, devint journaliste et dirigea des magazines. Diane devint une créatrice en art textile très prisé. Elle fit de très bonnes affaires en reproduisant des cadres, cartes de souhaits, cartes postales à partir des originaux. Elle prenant des thèmes naïfs évoquant l’enfance qu’elle développait en série. François demeura professeur jusqu’à la retraite.
Il est sorti manifestement aigri de sa carrière. Il en voulait aux syndicats, les accusant de tous les maux. Nul doute aussi que sa vie fut bouleversée par le destin funeste et tragique de son frère, Jean-Pierre membre de l’Ordre du temple Solaire. Haut fonctionnaire tabletté d’Hydro Québec, il est devenu le bras droit du Gourou, Luc Jouret. Ils périrent tous deux dans l’incendie en Suisse qui les rendirent tristement célèbres.
Plus tard, François s’intéressa à mes chansons. Puis il y’eut le beau fils de France, de famille ultra bourgeoise, les petites filles à s’occuper. Je ne les revis que sporadiquement.
Aujourd'hui j'apprends qu'il vote Mario Dumont.
Je lui propose des échanges épistolaires sur l’histoire. Il refuse avant même de parler des sujets qui me préoccupe prétextant qu’il n’est pas assez qualifié en histoire moderne pour parler en connaissance de cause. Il a peut-être bien fait. Lui le nationaliste de gauche modérée de jadis. Le baby-boomer, prof d’histoire humaniste, qui a surfé sur la vague du changement de la justice sociale, il veut mettre au pouvoir un petit porte-queue du patronnat, un lèche-botte du tout Baystreet fédéraliste.
Et ce au moment même ou les fruits pourris de la déréglementation tout azimut du conservatisme tombe de l’arbre mort de Wall Street. Au moment où la guerre en Afghanistan s’embrase dans tous le Caucase et où les deux candidats au poste de président des Etats-Unis envisagent l’usage du nucléaire contre l’Iran et la guerre « froide » contre la Russie.
Bravo
Je me demande, François, si tu tiens absolument à donner raison à ton frère, qui avait décidé que la vie sur cette terre ne valait pas la peine d’être vécue ?
Le cousin de ma mère, François Vinet, et sa femme, Diane habitaient à un mille de la maison. On se fréquentait souvent. C’était bien pour moi surtout car ça me faisait deux jolies petites cousines avec qui jouer à Ken et Barbie. Devant notre maison il y’avait un moulin. Ma mère et Diane faisaient des batiks et toutes sortes de courtepointes et autres tableaux de tissus. François, travaillait comme prof d’histoire au secondaire. Il fit entrer mon père comme prof de cuisine. Mon père devint syndiqué. Inutile de dire qu’il ne resta pas plus que quelques années avant de se lancer en affaire. C’était les années soixante-dix.
François était Vinet par son père et Savoie par sa mère, qui était la grand-tante de ma mère. Chez les Savoie, on s’était affranchi de la terre pour la plupart dès la génération précédente. Les métiers intellectuels qu’ils pratiquait comme le notariat, l’enseignement ou la science vétérinaire faisait parti d’un héritage conquis de haute lutte.
Chez les Vinet, ça sentait toujours bon… Dans mon souvenir, c’est de la lavande…Les tapisseries sont dans le bleu royal français. Y’a du bourgogne ? Le piano droit joue parfois. Toujours, il y’a du Félix, du Vigneault, du Lama, du Michel Sardou (tiens j’aurais dû me méfier). Il y’avait du Napoléon (que j’admirais) et du Tolstoï il me semble…La langue, l’histoire, la culture française et québécoise était chérie de manière presque ostentatoire mais il y régnait la joie de vivre, la douceur et la légèreté.
Mes parents partirent faire fortune à Montréal en 76. Mon père devint restaurateur à la mode des intellos nationalises. Ma mère fit son université, devint journaliste et dirigea des magazines. Diane devint une créatrice en art textile très prisé. Elle fit de très bonnes affaires en reproduisant des cadres, cartes de souhaits, cartes postales à partir des originaux. Elle prenant des thèmes naïfs évoquant l’enfance qu’elle développait en série. François demeura professeur jusqu’à la retraite.
Il est sorti manifestement aigri de sa carrière. Il en voulait aux syndicats, les accusant de tous les maux. Nul doute aussi que sa vie fut bouleversée par le destin funeste et tragique de son frère, Jean-Pierre membre de l’Ordre du temple Solaire. Haut fonctionnaire tabletté d’Hydro Québec, il est devenu le bras droit du Gourou, Luc Jouret. Ils périrent tous deux dans l’incendie en Suisse qui les rendirent tristement célèbres.
Plus tard, François s’intéressa à mes chansons. Puis il y’eut le beau fils de France, de famille ultra bourgeoise, les petites filles à s’occuper. Je ne les revis que sporadiquement.
Aujourd'hui j'apprends qu'il vote Mario Dumont.
Je lui propose des échanges épistolaires sur l’histoire. Il refuse avant même de parler des sujets qui me préoccupe prétextant qu’il n’est pas assez qualifié en histoire moderne pour parler en connaissance de cause. Il a peut-être bien fait. Lui le nationaliste de gauche modérée de jadis. Le baby-boomer, prof d’histoire humaniste, qui a surfé sur la vague du changement de la justice sociale, il veut mettre au pouvoir un petit porte-queue du patronnat, un lèche-botte du tout Baystreet fédéraliste.
Et ce au moment même ou les fruits pourris de la déréglementation tout azimut du conservatisme tombe de l’arbre mort de Wall Street. Au moment où la guerre en Afghanistan s’embrase dans tous le Caucase et où les deux candidats au poste de président des Etats-Unis envisagent l’usage du nucléaire contre l’Iran et la guerre « froide » contre la Russie.
Bravo
Je me demande, François, si tu tiens absolument à donner raison à ton frère, qui avait décidé que la vie sur cette terre ne valait pas la peine d’être vécue ?
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